Ce samedi 28 novembre 2009 a lieu la 17ème journée sans achat (1) (ou Buy Nothing Day). C'est une initiative lancée par Ted Dave au Canada pour protester contre la société de consommation et
ses conséquences comme l'exploitation des personnes ou l'emprise de la publicité sur notre façon d'être et de voir le monde.
Une journée sans consommer, c'est une petite économie pour le porte-monnaie, certes, mais la motivation principale est de ne plus faire de la consommation le coeur de nos préoccupations.
Plusieurs pistes de réflexion pour répliquer au sempiternel :
« D'accord, mais on peut faire les courses vendredi quand-même, ou dimanche matin ! »
La première réponse à donner est que la consommation n'est pas un but en soi, c'est seulement un moyen.
Ensuite, rappeler encore que le but d'une telle journée est de parler d'alternatives : un marché de producteurs locaux au lieu d'un hypermarché, un équipement collectif plutôt que chacun le
sien...
Limiter le temps passé pour la consommation au profit du temps pour vivre, contempler la nature, voir une exposition, ne rien faire, prendre le temps de jouer avec ses enfants, partager du temps
avec ses parents, s'ennuyer... voilà des propositions, et pour plus de concret, gardons le dimanche comme journée sans consommation.

Éclater les espaces de consommation, non pas pour perdre du temps en déplacement mais pour se déplacer moins loin et surtout sans voiture. Préserver le commerce de proximité, boulangerie,
épicerie, boucherie, mais aussi bars, restaurants... face aux hypermarchés ; non pas seulement pour multiplier et diversifier l'offre, mais aussi pour que les petites villes, les villages ne
soient pas des dortoirs.
Et pour finir ce billet, privilégier une forme de mieux consommer. Certains médias bloquent notre angle de vision sur le quantitatif, le performatif, mais rarement sur le qualitatif comme les
indices du bonheur, du bien être, la qualité de la santé, le degré d'éducation. Loin de la mode, penser sa consommation, réfléchir à l'acte de consommer, c'est un acte de résistance face aux
sollicitations quotidiennes qui privilégient l'avoir sur l'être, de résistance pour ne plus consommer pour combler nos frustrations.
Ce texte volontairement petit est fait pour rappeler des évidences, rien de plus. Ce texte est volontairement court pour dire que des solutions existent déjà… Les mettre en place avec patience,
courage, humilité est le défi.
1/ En France, l'organisation
Casseurs de pub participe activement à la journée sans achat.
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