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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 01:58
Edit du 18-02-2009 : pour suivre l'actualité et pour soutenir, vous pouvez visiter ces liens :
- http://www.intelligenceverte.org/
- le site créé pour l'occasion : http://saintemarthefermebio.unblog.fr/
- la pétition sur cyberacteur : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=373
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La Ferme de Sainte Marthe, bien connue des maraichers et jardiniers bio pour ses semences et ses formations est en danger.
Elle risque d'être saisie et mise en vente

Philippe Desbrosses, le responsable de la ferme explique la situation (si vous n'avez pas le temps de lire tout de suite, tout est téléchargable : l'historique, l'appel, le plan) :
Historique d’un contentieux avec le Groupe Coopératif agricole N°1 (Franciade-Ligéa-Agralys) qui met en péril la Ferme bio suite à un artefact juridique…
"Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs du Loir-&-Cher « La FRANCIADE ».

Philippe Desbrosses, participe au recrutement par celle-ci d’un ingénieur agronome unanimement apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812.571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement et bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie contractuellement par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.
Dans cette même période, (1992-97), la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social. Elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.
Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe la signature, le 17 janvier 1994, d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.
(C’est ce qui s’est passé. La demande de remboursement de Bruxelles est intervenue, du fait de la gestion fautive du programme-pilote dont LIGEA était entièrement responsable.)
La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS  (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..
La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.
La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.

Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration (alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité), ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du  FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.
Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.

La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.
Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…
La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

Mais le jugement précédent est exécutoire et les huissiers réclament déjà avec les menaces de saisie-vente : 267.591,52 €.
Ce qui mettra en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.

La Ferme familiale de Sainte-Marthe est restée la seule en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparu ces trente dernières années dans ce périmètre.

Nous demandons à chacun d’entre-vous et votre entourage proche, ainsi qu’à chaque élu, à chaque association, et aux O.N.G. de se mobiliser pour soutenir  l’action de défense de la Ferme de Sainte-Marthe, pour qu’elle poursuive sa mission de productions maraîchères, de démonstration-formation  en Agriculture Biologique et de conservatoire des espèces potagères et fruitières anciennes.
"

Comment soutenir ? En répondant à l'appel de Philippe :

"Je lance un APPEL POUR VENIR EN NOMBRE ME SOUTENIR ce lundi 2 Février à la Ferme de Sainte-Marthe à Millançay,  Loir-et-Cher.
Rendez-vous à MIDI pour pique-niquer, nous partagerons nos paniers, et nous préparons le vin chaud, le pain et le café bios.
Venez vivre avec moi cette journée importante où mon entreprise est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel  LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé.
NB:  Il y aura d’autres victimes des pratiques de cette coopérative qui viendront témoigner.
Nous manifesterons avec dignité, dans le calme et la bonne humeur en accrochant un petit cœur rouge en carton à nos vêtements pour nous reconnaître entre amis. Des artistes et des personnalités de toutes tendances nous accompagneront.
La réalisatrice Coline SERREAU sera présente avec sa troupe de chanteurs et de comédiens.
Nous lancerons à cette occasion une pétition de soutien avec un collectif d’associations et plusieurs grandes O.N.G.
Le but est d’éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse mon entreprise, pionnière depuis plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant ma famille.
Je vous remercie de votre aide. Alleluia !
Philippe DESBROSSES"


Un site internet dédié est en construction.
Par Association pour la Décroissance Conviviale - Publié dans : Action
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Commentaires

Même demande que le commentaire précédent, pour les mêmes raisons. Quelles autres actions de soutien pouvons nous faire; un tract serait le bienvenu pour le distribuer et faire connaître cette affaire au plus grand nombre
Commentaire n°1 posté par caussanel le 02/02/2009 à 19h24
Ne pouvant me rendre sur le site aujourd'hui pour la manifestatiuon, j'aimerais signer la pétition dont il est question et que je' ne trouve pas.
Commentaire n°2 posté par vullin le 02/02/2009 à 11h29

Présentation

Réflexion

" En 1970 quand j’étais petit garçon, nous n’avions pas de croissance de population pas de revenus du tout. Il n’y avait ni investissement ni service, mais nous étions heureux. Nous avions une alimentation de qualité et tout ce que nous désirions de la nature. Avec l’arrivée des projets de développement, les Dayaks ont été marginalisés et les richesses collectives ont été remplacées par les richesses individuelles. "
Stephane Djuweng, Anthropologue issue du peuple Dayak
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