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Lundi 27 octobre 2008
Nous avons lu, vu des écrits, des vidéos intéressant(e)s, alors nous les partageons avec vous pour agrémenter les longues soirées d'hiver qui se préparent depuis le changement d'heure.
Là aussi, vous pouvez nous proposer vos derniers coup de coeur avec quelques mots d'explication, toujours à l'adresse decroissance_conviviale.asso(CHEZ)no-log.org

On commence par un grand article (2 pages) consacré à une adhérente de l'ADC, oui, oui !! Laurène a été interviewée par Fleury Magazine et l'interview a paru dans le n°52 d'octobre 2008. Vous pouvez le lire en cliquant sur les images ci-dessous pour avoir les pages en grand.

La revue S!lence (écologie, alternatives, non-violence), chère à notre coeur, est toujours dans une situation critique financièrement. Toujours aussi pratique et conviviale, elle propose dans son numéro de novembre un dossier sur les jardins partagés, sans parler de toutes les actualités qui passent inaperçues dans les médias traditionnels. N'hésitez pas à la soutenir en vous abonnant et en la faisant connaître. Au sein de ce dernier numéro, un article dans la catégorie Décroissance intitulé "pour la croissance du bonheur" où l'on nous rappelle de ne pas oublier d'aborder la décroissance avec convivialité !
L'argent permet d'acquérir
une maison mais pas un foyer
un lit mais pas le sommeil
une montre mais pas le temps
des livres mais pas la connaissance ou la sagesse
un plaisir sexuel mais pas l'amour
un repas mais pas la convivialité
un service mais pas l'amitié...

La crise financière, la crise bancaire, la crise du marché de l'automobile, la crise tout court, vous avez entendu parler ? Non, alors vous vivez sur une île déserte... Pourtant on vous le dit, "c'est la récession". Les objecteur(e)s de croissance pourraient à première vue se réjouir de ces crises dues à un système libéral incontrôlé, inégalitaire, dévastateur pour la biodiversité et l'humanité car elle aura (au moins on l'espère) une vertu pédagogique : le système dans son ensemble doit être remis en question et changé ; mais ces crises vont également être synonymes en premier lieu de régressions sociales, de précarités, d'augmentations des inégalités bien plus graves que la simple perte du pouvoir d'achat de téléphone portable ou d'écran plasma et bien loin de la convivialité de la décroissance et tout en reléguant la "crise écologique" au fin fond de nos préoccupations : "on sauvera la planète quand on n'aura rien de plus urgent à faire".
Comme le dit Paul Ariès dans le numéro d'octobre de La Décroissance, "leur récession n'est pas notre décroissance". Essayons de comprendre et d'être attentifs aux propositions des gouvernements, qu'elles ne soient pas des fausses solutions pires ou aggravant encore que le problème.
Les publications se multiplient pour tenter d'expliquer ces crises de manière plus ou moins pédagogiques. Une vidéo explique de manière simplifiée, mais non simpliste, le fonctionnement du système bancaire et de l'argent. Elle s'appelle "L'argent Dette" (1h).
Dans le thème,  ici une question=une réponse : "la crise est-elle bonne pour le climat ?" (audio 2min).

Une connaissance d'un sympathisant à l'ADC nous fait connaître le combat d'une association pour le maintien d'une agriculture paysane que l'état français ne semble pas du tout encourager. Les explications en 2 articles :
sur le blog de "de la bouche à la terre" et sur Reporterre.net.

Histoire de diversifier les supports d'information, voici un petit diaporama sur une espèce qui souffre actuellement : les abeilles. Ca se passe de commentaires.

L'écocentre de la forêt d'Orléans dont nous relayons les initiatives dans l'agenda a maintenant un site officiel : http://ecocentre-de-la-foret-d-orleans.over-blog.com/

Et enfin (heureusement qu'il y a de nombreuses soirées d'hiver avec tout ça) une note de Jean Pierre sur une de ses lectures :
L'Homme et la Terre d'Elisée Reclus (1905)

En cette année 2008 riche d'anniversaires, de commémorations, J'ai pris beaucoup de plaisir à relire l'Homme et la Terre d'Elisée Reclus.
En effet, il y a 100 ans, trois ans après sa mort, paraissait la première édition de ce chef d'oeuvre compilant l'ensemble des connaissances du géographe libertaire, donnant à voir ainsi l'étendue de son champ de vision intellectuel.

Conditions "écologiques" des travailleurs : c'est l'objet du chapitre consacré aux "peuples attardés" qui, pour Reclus, ne le sont pas, tant ces peuples ont une connaissance parfaite du milieu écologique dans lequel ils évoluent. L'analyse est réalisée à partir d'une carte inouïte dessinée d'une manière empirique, carte comparée à celle des géographes officiants pour les pouvoirs d'alors.

Phénomènes économiques : ce chapitre est l'occasion d'une critique franche de l'impérialisme européen mais également des idées de K.Marx. Non que que pour reclus, Marx soit dans l'erreur sur le fond, mais il lui reproche une analyse uniquement économique sans soucis de l'organisation générale ou plutôt d'avoir une vision globale de la société. Reclus analyse dans ce chapitre les premières sociétés mutuelles et propose une gestion décentralisée dans de nombreux domaines, à chaque fois, les décisions doivent se prendre au plus près des personnes concernées.

Société et culture : ce chapitre est l'analyse des différents nationalismes, français et allemand, face à la logique des peuples. Il prend l'exemple d'organisation (en 1713) "entre catalans" par dessus les pyrénées sans se soucier des décisions de Paris ou de Madrid. Ce paragraphe sur la culture est aussi l'occasion pour Reclus de réaffirmer la culture comme arme ; la Chine (en 1900) utilise sa culture millénaire contre l'invasion européenne, au contraire du Japon qui est ébloui par les même européens. Sans oublier les anglais qui ont morcelé les Indes pour pouvoir mieux les dominer.

Je ne sais pas si c'est véritablement un livre décroissant, mais il a le mérite de proposer, tôt, une analyse globale du monde, pour des actions locales, analyses pour certaines encore valables.
Par Association pour la Décroissance Conviviale
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Samedi 16 juin 2007
Le sommeil des écrans.
 
Le choix terrible : télé ou télé ?
Le sac est pesant.
Des couloirs gris
Sans soleil  artificiellement
Illuminés par les néons
Criards et les sourires forcés.
Relève la tête vers le ciel,
Quand au dessus des villes
Noires et exsangues, les fumeroles
Chimiques et laids s’étendent.
Lance-toi vers la silhouette
A qui jamais tu n’avais parlé !
Et les écrans s’ensommeilleront
Tels des reliques du passé
Sans personne pour pousser le bouton
Ni pour y jeter un œil.
Faux décors et rires enregistrés,
Laisseront place au son argentin
D’un rire en direct
A gorge déployée.
La joie de vivre,
Sonnera comme une cloche
Longtemps restée muette.
Par Guillaume Lebrin
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Présentation

Réflexion

" En 1970 quand j’étais petit garçon, nous n’avions pas de croissance de population pas de revenus du tout. Il n’y avait ni investissement ni service, mais nous étions heureux. Nous avions une alimentation de qualité et tout ce que nous désirions de la nature. Avec l’arrivée des projets de développement, les Dayaks ont été marginalisés et les richesses collectives ont été remplacées par les richesses individuelles. "
Stephane Djuweng, Anthropologue issue du peuple Dayak
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