Après le très
bon dossier spécial décroissance intitulé "Travailler moins pour gagner moins et vivre mieux" dans le Courrier International n°896 de janvier dernier (d'ailleurs en libre accès sur la toile à cette
adresse : http://www.courrierinternational.com/...), la décroissance continue à faire parler d'elle y
compris dans des épreuves d'admission à des concours.C'était le cas le 26 janvier dernier où les postulants pour l'épreuve d'admission Moniteur Educateur 2008 à l'IFRAMES à Angers avaient 2 heures pour plancher sur le sujet :
Consommer moins pour travailler moins et vivre mieux. Le Suédois Jörgen Larsson s'est inspiré pour cela du mouvement né aux Etats-Unis.
"Notre rythme de vie s'emballe. Il faut travailler plus pour pouvoir consommer toujours plus. Mais certains sont las du stress quotidien et de cette fièvre acheteuse. Ils ont décidé d'agir. Aux Etats-Unis, on les appelle les "adeptes de la décroissance" [downshifters]. Des individus qui ont choisi de marquer une pause dans la course folle qu'était devenue leur vie et qui sont prêts à échanger l'argent contre le temps.
En Suède, Jörgen Larsson, chercheur et père de deux enfants, fait partie des gens qui ont embrassé cette conception de la vie. C'est à la fin des années 1990 qu'il entend parler du concept de "downshifting", également appelé "simplicité volontaire". A première vue, sa vie est sans nuage. Il est marié, possède une belle maison et travaille dans une société de conseil qui développe et applique des stratégies environnementales pour les entreprises. "C'était un métier utile et motivant. Mais j'en avais assez, la cadence de travail était trop soutenue, les journées trop longues. Ce n'était pas ainsi que je voulais vivre ma vie. L'idée de troquer de l'argent contre du temps m'a séduit".
Il ne s'agit pas de dire adieu au monde du travail, mais plutôt de commencer par faire des semaines de trente heures au lieu de quarante. La perte de revenus est compensée par une vie plus modeste et un mode de consommation revu à la baisse - une autre idée-force du mouvement."
Courrier International n°896
Et vous chers lecteurs, qu'en pensez-vous ?
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