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Point de vue

Dimanche 17 février 2008
undefined Après  le très bon dossier spécial décroissance intitulé "Travailler moins pour gagner moins et vivre mieux" dans le Courrier International n°896 de janvier dernier (d'ailleurs en libre accès sur la toile à cette adresse : http://www.courrierinternational.com/...), la décroissance continue à faire parler d'elle y compris dans des épreuves d'admission à des concours.

C'était le cas le 26 janvier dernier où les postulants pour l'épreuve d'admission Moniteur Educateur 2008 à l'IFRAMES à Angers avaient 2 heures pour plancher sur le sujet :
LA SIMPLICITE VOLONTAIRE, MODE D'EMPLOI

Consommer moins pour travailler moins et vivre mieux. Le Suédois Jörgen Larsson s'est inspiré pour cela du mouvement né aux Etats-Unis.

"Notre rythme de vie s'emballe. Il faut travailler plus pour pouvoir consommer toujours plus. Mais certains sont las du stress quotidien et de cette fièvre acheteuse. Ils ont décidé d'agir. Aux Etats-Unis, on les appelle les "adeptes de la décroissance" [downshifters]. Des individus qui ont choisi de marquer une pause dans la course folle qu'était devenue leur vie et qui sont  prêts à échanger l'argent contre le temps.
En Suède, Jörgen Larsson, chercheur et père de deux enfants, fait partie des gens qui ont embrassé cette conception de la vie. C'est à la fin des années 1990 qu'il entend parler du concept de "downshifting", également appelé "simplicité volontaire". A première vue, sa vie est sans nuage. Il est marié, possède une belle maison et travaille dans une société de conseil qui développe et applique des stratégies environnementales pour les entreprises. "C'était un métier utile et motivant. Mais j'en avais assez, la cadence de travail était trop soutenue, les journées trop longues. Ce n'était pas ainsi que je voulais vivre ma vie. L'idée de troquer de l'argent contre du temps m'a séduit".
Il ne s'agit pas de dire adieu au monde du travail, mais plutôt de commencer par faire des semaines de trente heures au lieu de quarante. La perte de revenus est compensée par une vie plus modeste et un mode de consommation revu à la baisse - une autre idée-force du mouvement."
Svenska Dgbladet
Courrier International n°896
Consommer moins pour travailler moins et vivre mieux, qu'en pensez-vous ?

Et vous chers lecteurs,  qu'en pensez-vous ?
Par aalesk
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Lundi 17 décembre 2007

"Sois le changement que tu veux voir dans ce monde "

 

Je considère que la remise en cause de la société de croissance est une nécessité même sans les constats catastrophiques et réels sur l’environnement.

Plus que tout notre monde tournant seulement autour de la chose économique souffre de l'individualisme. La convivialité, le lien social nous fait défaut. Car nous nous retranchons derrière nos biens matériels et notre confort pour éviter de regarder autour de nous.

 

 La conséquence de la société de consommation est de nous priver de notre capacité à regarder la réalité en face, abusé que nous sommes par les médias de masse.

 

Notre mode de vie n’est pas soutenable. Ecologiquement s’entend, mais aussi humainement et socialement.

C’est pourquoi comme le dit serge Latouche dans une société de Décroissance  « L’altruisme devrait prendre le pas sur l’égoïsme, la coopération sur la compétition effrénée, le plaisir du loisir sur l’obsession du travail, l’importance de la vie sociale sur la consommation illimitée, le goût de la belle ouvrage sur l’efficience productiviste, le raisonnable sur le rationnel, etc ».

 

Utopie ? C'est exactement cela. Mais pas au sens que ce mot a prit récemment: L’utopie est le terreau fertile qui peut nous faire bifurquer dès maintenant vers une réalité moins dévastatrice pour le monde, et moins réductrice pour l’homme.

 

Il faudrait se demander, qui sont les plus irréalistes : ceux qui considèrent que nous pouvons vivre dans un monde où le seul but recherché est la croissance, le profits,  le pouvoir d’achat, les hausses boursières….et qui détruit de plus en plus la planète et aliène, exploite les hommes ? ou ceux qui agissent et réfléchissent depuis des décennies à une société ou la valeur primordial ne serait plus l’économie et qui prône non un retour en arrière mais plutôt une vie de frugalité joyeuse, avec moins de biens mais plus de liens, une société conviviale.

 

Nous sommes nombreux à nous réjouir de la fin annoncée de l’air du pétrole, et celle-ci arrivera plus vite que prévu. Déjà le prix du baril atteint des sommets proche des 100 dollars.

Certes cela sera le début d’une ère nouvelle.

Nous pouvons avoir deux idées en tête simultanées : Tout d’abord on peut imaginer que cette crise va engendrer de terribles conséquences sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan mondial. Guerre, émeute, pénuries…

 

Cela peut tourner de la sorte.


Mais j’ai envie de dire que c’est une chance.

Cette forte éventualité doit nous donner à tous : objecteurs de croissance, et tous ceux qui prendront conscience de l’absurdité de notre mode de développement, la volonté d’agir dès à présent pour essayer de retisser un lien social,  de tenter d’avoir un impact le plus faible possible sur notre environnement,  montrer que vivre autrement est possible, et ainsi par la parole et le geste décoloniser l’imaginaire…

 

Gandhi disait « sois le changement que tu veux voir dans ce monde ».

Je crois qu’il faut tendre vers ce but à sa mesure et à son rythme.

 

 

Par Guillaume Lebrin
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Présentation

Réflexion

" En 1970 quand j’étais petit garçon, nous n’avions pas de croissance de population pas de revenus du tout. Il n’y avait ni investissement ni service, mais nous étions heureux. Nous avions une alimentation de qualité et tout ce que nous désirions de la nature. Avec l’arrivée des projets de développement, les Dayaks ont été marginalisés et les richesses collectives ont été remplacées par les richesses individuelles. "
Stephane Djuweng, Anthropologue issue du peuple Dayak
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