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Action

Dimanche 1 novembre 2009
Comme prévu dans notre agenda d'octobre, samedi 24 octobre à 20h nous étions place de la République pour partir à la chasse au gaspi.
Des membres d'Europe-Ecologie se sont joints à nous pour finalement former un groupe de quinze-vingt personnes.
Dans l'esprit potache du Clan du Néon, nous avions convenu d'aller éteindre les néons des enseignes pour soutenir les actions organisées partout en France dans le cadre de l'opération Jour de la nuit.
Il s'agissait d'organiser localement une action de sensibilisation à la pollution lumineuse aussi désastreuse en terme de gaspillage d'énergie que perturbatrice pour la biodiversité qui se retrouve confrontée à une lumière permanente et qui perd ses repères ancestraux rythmés par l'alternance du jour et de la nuit. Cette action est également une lutte contre l'agression publicitaire permanente dont nous sommes les victimes, ne pouvant nous promener en ville sans être interpelés par ces marques éblouissantes (dans le mauvais sens du terme).

L'ambiance était détendue voire même joviale : on s'est bien amusés. C'est fou comme éteindre une lumière peut procurer comme plaisir !!

Pour éteindre, il faut atteindre... les interrupteurs souvent placés assez haut. Nous avions pour cela un manche à balais muni d'une pointe comme pour la première sortie, mais aussi une ancienne canne à pêche télescopique recyclée pour l'occasion au bout de laquelle est fixé un crochet de cintre. L'arme ultime ! (il faudra que je fasse une photo parce que je suis assez fier de mon bricolage).

Après chaque extinction, nous glissions sous la porte ou dans la boite un petit tract expliquant notre geste (pour voir le texte). Tract que nous glissions également chez les commerçants ne disposant pas de l'interrupteur ou dont l'interrupteur ne fonctionne pas.

Nous étions accompagnés dans notre balade de 2 journalistes locales :

- une de France Bleue Orléans  : télécharger et écouter le reportage (note : apprendre à répondre aux journalistes en pensant que le propos ne sera pas repris dans son intégralité et sera donc dévié de son intention initiale... voir "l'argent foutu en l'air" alors que c'est loin d'être notre préoccupation majeure)
- article de la République du Centre : télécharger et lire l'article de la version papier
- article de la République du Centre sur leur site internet

Pour compléter les retours médias, Alex L. a fait une sympathique vidéo (lien sur Youtube si ça ne fonctionne pas) :



Après une heure et demie de promenade active, la soirée s'est terminée autour d'un verre à la terrasse d'un bar de la rue de Bourgogne.
Une soirée sympathique à renouveler !!!

Par aalesk
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Vendredi 30 octobre 2009
Ce samedi 28 novembre 2009 a lieu la 17ème journée sans achat (1) (ou Buy Nothing Day). C'est une initiative lancée par Ted Dave au Canada pour protester contre la société de consommation et ses conséquences comme l'exploitation des personnes ou l'emprise de la publicité sur notre façon d'être et de voir le monde.

Une journée sans consommer, c'est une petite économie pour le porte-monnaie, certes, mais la motivation principale est de ne plus faire de la consommation le coeur de nos préoccupations. Plusieurs pistes de réflexion pour répliquer au sempiternel :  « D'accord, mais on peut faire les courses vendredi quand-même, ou dimanche matin ! »

La première réponse à donner est que la consommation n'est pas un but en soi, c'est seulement un moyen.

Ensuite, rappeler encore que le but d'une telle journée est de parler d'alternatives : un marché de producteurs locaux au lieu d'un hypermarché, un équipement collectif plutôt que chacun le sien...

Limiter le temps passé pour la consommation au profit du temps pour vivre, contempler la nature, voir une exposition, ne rien faire, prendre le temps de jouer avec ses enfants, partager du temps avec ses parents, s'ennuyer... voilà des propositions, et pour plus de concret, gardons le dimanche comme journée sans consommation.

Éclater les espaces de consommation, non pas pour perdre du temps en déplacement mais pour se déplacer moins loin et surtout sans voiture. Préserver le commerce de proximité, boulangerie, épicerie, boucherie, mais aussi bars, restaurants... face aux hypermarchés ; non pas seulement pour multiplier et diversifier l'offre, mais aussi pour que les petites villes, les villages ne soient pas des dortoirs.

Et pour finir ce billet, privilégier une forme de mieux consommer. Certains médias bloquent notre angle de vision sur le quantitatif, le performatif, mais rarement sur le qualitatif comme les indices du bonheur, du bien être, la qualité de la santé, le degré d'éducation. Loin de la mode, penser sa consommation, réfléchir à l'acte de consommer, c'est un acte de résistance face aux sollicitations quotidiennes qui privilégient l'avoir sur l'être, de résistance pour ne plus consommer pour combler nos frustrations.

Ce texte volontairement petit est fait pour rappeler des évidences, rien de plus. Ce texte est volontairement court pour dire que des solutions existent déjà… Les mettre en place avec patience, courage, humilité est le défi.

1/ En France, l'organisation Casseurs de pub participe activement à la journée sans achat.

Par jp
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Dimanche 1 février 2009
Edit du 18-02-2009 : pour suivre l'actualité et pour soutenir, vous pouvez visiter ces liens :
- http://www.intelligenceverte.org/
- le site créé pour l'occasion : http://saintemarthefermebio.unblog.fr/
- la pétition sur cyberacteur : http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=373
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La Ferme de Sainte Marthe, bien connue des maraichers et jardiniers bio pour ses semences et ses formations est en danger.
Elle risque d'être saisie et mise en vente

Philippe Desbrosses, le responsable de la ferme explique la situation (si vous n'avez pas le temps de lire tout de suite, tout est téléchargable : l'historique, l'appel, le plan) :
Historique d’un contentieux avec le Groupe Coopératif agricole N°1 (Franciade-Ligéa-Agralys) qui met en péril la Ferme bio suite à un artefact juridique…
"Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs du Loir-&-Cher « La FRANCIADE ».

Philippe Desbrosses, participe au recrutement par celle-ci d’un ingénieur agronome unanimement apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812.571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement et bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie contractuellement par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.
Dans cette même période, (1992-97), la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social. Elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.
Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe la signature, le 17 janvier 1994, d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.
(C’est ce qui s’est passé. La demande de remboursement de Bruxelles est intervenue, du fait de la gestion fautive du programme-pilote dont LIGEA était entièrement responsable.)
La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS  (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..
La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.
La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.

Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration (alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité), ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du  FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.
Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.

La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.
Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…
La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

Mais le jugement précédent est exécutoire et les huissiers réclament déjà avec les menaces de saisie-vente : 267.591,52 €.
Ce qui mettra en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.

La Ferme familiale de Sainte-Marthe est restée la seule en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparu ces trente dernières années dans ce périmètre.

Nous demandons à chacun d’entre-vous et votre entourage proche, ainsi qu’à chaque élu, à chaque association, et aux O.N.G. de se mobiliser pour soutenir  l’action de défense de la Ferme de Sainte-Marthe, pour qu’elle poursuive sa mission de productions maraîchères, de démonstration-formation  en Agriculture Biologique et de conservatoire des espèces potagères et fruitières anciennes.
"

Comment soutenir ? En répondant à l'appel de Philippe :

"Je lance un APPEL POUR VENIR EN NOMBRE ME SOUTENIR ce lundi 2 Février à la Ferme de Sainte-Marthe à Millançay,  Loir-et-Cher.
Rendez-vous à MIDI pour pique-niquer, nous partagerons nos paniers, et nous préparons le vin chaud, le pain et le café bios.
Venez vivre avec moi cette journée importante où mon entreprise est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel  LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé.
NB:  Il y aura d’autres victimes des pratiques de cette coopérative qui viendront témoigner.
Nous manifesterons avec dignité, dans le calme et la bonne humeur en accrochant un petit cœur rouge en carton à nos vêtements pour nous reconnaître entre amis. Des artistes et des personnalités de toutes tendances nous accompagneront.
La réalisatrice Coline SERREAU sera présente avec sa troupe de chanteurs et de comédiens.
Nous lancerons à cette occasion une pétition de soutien avec un collectif d’associations et plusieurs grandes O.N.G.
Le but est d’éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse mon entreprise, pionnière depuis plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant ma famille.
Je vous remercie de votre aide. Alleluia !
Philippe DESBROSSES"


Un site internet dédié est en construction.
Par Association pour la Décroissance Conviviale
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Lundi 12 janvier 2009
Grandonnons un peu sur différents tons...

Grandonner, mais "qu'es aquò" ?
Pour la quatrième fois, l'ADC organisait un Grand Don. Avertis à l’avance, les donneurs ont réuni des objets qu’ils souhaitent offrir, avec pour seules conditions qu’ils puissent être transportés sans encombre par des personnes circulant à pied et en bon état. Par le simple particulier jusqu'aux membres de l'association, des objets sont déposés sur une table, puis deux tables, dedans le Chiendent à Orléans, devant la vitrine, quasiment dans la rue.
D'autres personnes viennent en prendre, tout ceci sans aucun échange commercial... De quoi surprendre, dans un monde où ce qui n'a pas de valeur marchande, n'existe pas.
Jouets en peluche, livres, cédé, paire de ski... trouvent, ou pas, preneurs  auprès des passants un après midi de crise sur fond de fin décembre.

Grandonner est-il une finalité ou un moyen contre la crise ?
C'est sans conteste une finalité pour des objets, souvent de peu de valeur. Le Grand Don n'est pas conditionné à une quelconque ressource financière ; ce n'est ni une vente de charité, ni une brocante, ni un acte artistique. Le preneur n'est redevable de rien envers le donneur quand à l'utilisation finale de l'objet.

Soudain un inconnu vous offre... un coupe frite. La première surprise passée, cela fiche la patate, non ?

Grandonner ! Grandonner ! C'est enregistré pour la télé, non ?
Les réactions des passants varient de l'incrédulité au questionnement acharné en passant par le doute, les rires...
"C’est un don... gratuit ?"
"c’est pour qui, quelle association ?"
"et qu’est-ce que vous demandez en échange ?"
Il y a ceux qui n’osent pas, celles qui osent, celui qui prend puis repose, et puisque c’est gratuit : "alors, je le prends !"
Et ceux pour qui :
"on a déjà pris ça et ça, on peux pas prendre ça en plus, si ? Vraiment ?
Et oui, même sans prix, l'objet a de la valeur.

Les grandonneurs et grandonneuses sont des barges ?
Dans un monde mis en équations par les économistes, par la vision numéraire que l'on peut en avoir, le 0€00 est une surprise. Mais comme personne n'est plus habitués à être surpris, on se méfie d'une possible arnaque commerciale. Pourtant en ce 20 décembre, quasiment l'ultime jour pour obéir à l'injonction "d'acheter un quelque chose qui fera le plaisir d'un autre", le Grand Don n'est pas une entourloupe commerciale.
Ce qui semblerait barge, c'est de ne pouvoir échanger des sourires, des poignées de mains chaleureuse.

Grandonneur, granddonneuse, certes, mais quid des granprenneurs ?
La réponse à cette question est dans un prochain rendez-vous grandonnesque qui se déroulera au cours de l'année 2009.
Pour la petite histoire, l'idée est venue d’un déménagement. Dans l'élan, au lieu de jeter les objets obsolètes, les copains-déménageurs-d'un-jour les ont distribués aux passants. Le succès inattendu de cette distribution surprise les a conduit à renouveler l’expérience... sans déménagement.

Alors à bientôt pour une prochaine édition !

Un reportage a été fait par France 3 et a été diffusé sans doute le 20 décembre au soir. Nous n'avons pas pu le visionner, si vous avez un moyen pour le récupérer, cela nous intéresse (écrivez-nous).
Par JP
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Présentation

Réflexion

" En 1970 quand j’étais petit garçon, nous n’avions pas de croissance de population pas de revenus du tout. Il n’y avait ni investissement ni service, mais nous étions heureux. Nous avions une alimentation de qualité et tout ce que nous désirions de la nature. Avec l’arrivée des projets de développement, les Dayaks ont été marginalisés et les richesses collectives ont été remplacées par les richesses individuelles. "
Stephane Djuweng, Anthropologue issue du peuple Dayak
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