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Dimanche 10 mai 2009
A la question récurrente "mais nous, simples citoyens, que peut-on faire ?", on répond toujours que la Décroissance se conçoit et s'applique sur trois niveaux : politique (niveau global),  collectif (niveau local souvent) et individuel.
Au niveau individuel, cela peut commencer par la "simplicité volontaire", puis par la documentation, la recherche d'informations et les discussions auprès de ses proches.
Puis pour aller plus loin, il y a l'engagement ou le militantisme. Il s'agit de l'engagement individuel dans des structures collectives, essentiellement des associations. Là on passe du niveau individuel au niveau collectif, et l'on se rend compte que même très peu nombreux, on peut agir pour aller dans le bon sens et répondre au moins localement à des problèmes globaux.
C'est l'objet de cet article où 3 exemples d'engagements concrets vous sont présentés :

LNE et l'Objectif Zéro Pesticide
Loiret Nature Environnement, l'association bien connue dont nous relayons les initiatives régulièrement comprend de nombreux adhérents. Quelques adhérents motivés ont monté une commission intitulée "Homme et environnement" dont le but était de réfléchir à des actions concrètes pour la préservation et l'éducation à la préservation de la nature. Après quelques discussions sur les possibilités sur lesquelles travailler, la commission a décidé de s'appuyer sur des travaux effectués en Bretagne et de lancer l'opération "Objectif : zéro pesticide" qui consiste à encourager les collectivités à ne plus utiliser de produits chimique pour l'entretien des voiries et des espaces publics dans un premier temps puis à sensibiliser les particuliers et à former les vendeurs de grandes surfaces de jardinage ensuite. L'initiative de plus ou moins 5 personnes selon les moments s'est transformée en 2 ans en un projet d'une ampleur très importante qui touche la plupart des communes de l'agglomération d'Orléans et commence à en inspirer d'autres. Le projet et les différentes actions sont présentés sur cette page et continuent d'évoluer. Les bonnes volontés et les nouvelles idées sont toujours bienvenues.

Un collectif d'association et le Forum Social Local
L'association Attac 45 fonctionne également avec des commissions (des groupes de personnes qui focalisent leur réflexion sur un sujet). La commission "crise" a lancé l'idée de réorganiser un forum social local sur le principe du Forum Social Mondial qui a eu lieu cette année fin janvier à Belem au Brésil et des précédents forum sociaux organisés à Orléans. Les personnes de la commission (entre 5 et 10) se sont organisées pour contacter différentes associations et syndicats, pour rédiger un premier appel à la participation à l'organisation d'un forum social. Les associations intéressées (dont l'ADC) ont participé aux réunions et le collectif ainsi créé a monté la journée du 16 mai 2009 qui présentera dans la matinée la (ou les) crise(s) sous quatre points de vue (économique, écologique, social, politique) afin de comprendre les origines de la situation, tandis que l'après-midi sera consacré à la réflexion sous forme d'ateliers : quelles alternatives pouvont-nous construire ensemble pour faire face à la situation et aux solutions (navrantes ??) proposées par le gouvernement, sous trois angles : action citoyenne et lutte sociale, produire et travailler autrement, quel autre système économique et financier ? La journée se terminera par une séance plénière où les idées et solutions évoquées seront présentées à l'ensemble des participants.
Donc le 16 mai, venez réfléchir et proposer ! L'ensemble du programme est disponible sur cette page et le tract est téléchargeable à cette adresse.

Une association d'écologie pratique : l'Ecocentre de la Forêt d'Orléans
Ou comment 8 personnes motivées autour de Nibelle ont réussi à monter une association dynamique qui propose de l'écologie appliquée au quotidien, une volonté de transmettre le message de la nécessité de changer notre mode de vie non soutenable, le tout en créant du lien, des relations et en mettant en avant la convivialité.
Après un peu plus d'un an d'existence, le nombre d'actions est impressionnant et les projets nombreux ! Dans les actions, on peut citer entre autres des ateliers pratiques (fabrication de pain au levain, formation au potager...), une éducation à l'environnement auprès des plus jeunes (étude et plantation avec l'école de Boiscommun de haie vivante, construction d'une maisonnette écologique au collège de Beaune la Rolande...). Dans les projets à venir, citons notamment la création d'une AMAPP et la construction du batiment de l'Ecocentre lieu d'accueil et de formation. Toutes ces actions et projets et bien d'autres sont présentés sur le site de l'association.

Changer le monde à moins de 10 personnes ?

Ces trois exemples prouvent qu'un petit nombre de personnes motivées peut monter des projets qui à défaut de changer le monde (quoique ??), y contribuent. Et ce ne sont que 3 exemples, on pourrait en citer des centaines d'autres. Pour peu que toutes ces personnes, tous ces projets se lient les uns les autres, on pourra enfin (soyons optimistes) peser sur le système rouleau-compresseur qui nous envoie dans le mur.
Alors hop, vous avez une idée, parlez-en, trouvez quelques personnes et foncez !
Par aalesk
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Mercredi 28 janvier 2009
Quelques relais de voeux et autres informations :

Tout d'abord, une association locale : l'Apacrète à Ingré, qui propose entre autres un jardin partagé et une oasis en tous lieux, souhaite ses voeux
"Bonjour à tous.
Tous nos meilleurs voeux pour l'année 2009 : joie, bonheur et santé.
Eh bien, ça y est, notre association " L'APACRETE, un jardin biologique, partagé, expérimental " a son site.
Nous vous y souhaitons une belle promenade. Et plein d'idées pour la nouvelle année.
Nous espérons qu'il donnera envie d'en savoir plus. Et, surtout, nous apportons la preuve qu'il est possible de manger sain si l'on s'en donne les moyens.
L'association s'inscrit dans le cadre d'une économie solidaire, d'échanges non marchands et de convivialité.
Avant les villes il y avait ... la nature. A l'intérieur des villes il y a lieu de réintroduire ou de préserver un peu de... nature ! C'est pourquoi L'APACRETE propose un nouveau paysage. Il ne s'agit pas de faire un conservatoire, ni un musée ou une exposition mais bien une terre vivante.
Pour ce faire il nous faut aussi plus d'adhérent-e-s actifs et actives. Alors ne vous retenez pas : relayez cette information le plus largement possible.
Chaleureusement, mille fois, nous vous disons merci.
Bien à vous,
Marie-Claude et Alain Degrigny
"
www.lapacrete.asso.fr

Ensuite, les voeux de Jean-Marc Jancovici un polytechnicien qui pense dans le bon sens :
Faut tout faire soit-même, dans ce pays !
"Chers ami(e)s, collègues, et tout le reste de la ridicule fraction de la population francophone qui lira ceci (qui est bien un message de voeux, si si, il suffit d'attendre la fin),
Pendant 5 secondes, j'y ai cru. Pensez donc : c'est la première fois depuis que je suis né (et vous aussi) que nous avons à la fois un candidat qui a signé le pacte écologique, un N°2 du gouvernement en charge de l'environnement (même que le premier titulaire était ancien premier ministre), un Grenelle avec Greenpeace embrassant presque le Ministre sur la bouche, et enfin 2 prix Nobel (Sen et Stiglitz) chargés de remplacer le PIB par quelque chose de plus djeun's. Ca ne faisait donc pas un pli : le plus célèbre jogger national était à 2 doigts d'écrire avant moi quelque chose comme www.manicore.com/documentation/serre/decroissance.html
C'est dire si la guettais, pendant les voeux, la petite phrase du locataire de l'Elysée expliquant que ce qui nous arrivait ressemblait bigrement à une crise de ressources, qu'il n'y avait rien d'étonnant à voir une récession à la suite d'une envolée du prix du pétrole, comme cela a toujours été le cas depuis 1970, et que l'urgence était donc de "sortir l'économie du pétrole" si on voulait garder un bon souvenir de l'avenir en général et de lui en particulier (revoir cet article, où je m'étais même permis un pronostic sur le chômage "entre 2007 et 2009" ; à l'époque j'aurais du parier quelques bouteilles de champagne si j'avais eu le coeur à le faire sur un sujet aussi peu comique).
Je le voyais donc arriver gros comme le nez au milieu de la figure, le couplet sur le fait que la relance serait environnementale ou ne serait pas (en plus y avait qu'à copier Obama, même pas la peine que les conseillers de notre présent se creusent la caboche), puisqu'il n'y aura pas plus d'activités économiques sans ressources naturelles que de beurre sans lait. Et bien j'en aurai été pour mes frais : rien ! nada ! nib ! peau-de-balle ! bernique ! Pas le moindre atome de carbone dans l'allocution ! Pas la moindre ressource environnementale dans la feuille
de route ! Pas la moindre ambition de nous "sortir du fossile" alors que (presque) tout ce que la planète compte de pétroliers et de scientifiques du climat est pendu à la corde du tocsin !
Tiens, rien que pour rire, et pour vous montrer que je sais tout aussi bien faire la pub des autres, allez donc télécharger la manière dont Shell - pas spécialement connu comme groupe d'activites écolos - voit notre avenir énergétique en "business as usual" dans les décennies qui viennent : c'est ici (il s'agit du scénario "scramble" dans ce document). Pour ceux qui n'auront pas le temps, je vous la fais courte (mais bonne) : si nous ne prenons pas le taureau énergétique par les cornes très très très très vite, c'est le b... noir qui nous attend dans les décennies qui viennent, et pas du tout la merveilleuse relance promise par tout ce que le gouvernement compte de doux rêveurs oubliant qu'il y a des limites physiques à prendre en compte dans nos visions de l'avenir.
En prolongation tendancielle, le bazar n'attendra hélas pas 2100, ni même 2050, mais il sera là dans (moins d')une génération. Du pétrole en quantités croissantes pour l'éternité ? Fume ! Dès à présent, une trentaine de pays producteurs de pétrole - et pas des moindres - ont passé leur pic de production, ou vont le passer très prochainement. Et on ne parle même pas du changement climatique, où les publications scientifiques récentes montrent à peu près toutes que l'évolution va plus vite qu'on ne le pensait avant, même si la température en France en ce 4 janvier vous persuadera du contraire (mais la France c'est 0,1% de la planète ; certes nous sommes au centre du monde mais nous n'occupons pas toute la place disponible :-) ).
Et à la place d'un plan qui ravirait les quelques millions d'enfants de notre pays, que nous concocte notre président ? Une "relance économique" basée sur ce qui a fonctionné au 20è siècle, en croyant que ca va continuer à fonctionner à l'avenir, avec force vente de voitures et kilomètres d'autoroutes, une pincée d'immobilier en banlieue étalée pour pimenter le tout (car l'étalement urbain est la conséquence concrète des prêts actuels), en nommant même un ministre pour faire le contraire de ce que devrait normalement faire Borloo. Y'a pas à dire, la politique c'est un beau métier.
Pour achever de faire sérieusement douter de la sincérité de notre premier magistrat quand il dit qu'il a compris le lien entre environnement et économie ("vu de Mars", tout ca ne serait qu'une posture que les discours et actes ne seraient pas différents), nous avons droit à l'admiration du président pour Allègre, remis en selle pour s'occuper d'innover dans la recherche. Pour les scientifiques du climat, une telle nomination n'est pas beaucoup plus sympathique que si le président les avait directement injuriés en public, ou à peu près. Quelqu'un pourrait-il faire respectueusement remarquer à notre amoureux transi que nous sommes au 21è siècle depuis 8 ans déjà, et qu'il est temps de laisser au vestiaire les croyances et personnages du 20è ?
Allons, ne nous laissons pas aller au désespoir, car il y a au moins un avantage à ce que notre Nicolas national ait décidé de parler d'avenir sans parler d'environnement : je peux le faire sans que vous ayez à craindre le réchauffé. Mais avant de parler du fond, on va faire un petit détour par la forme. En effet, à force de me faire réprimander par
tou(te)s celles et ceux qui m'expliquaient que oui, Manicore, très bien tout ca, mais que c'était un b... noir pour s'y retrouver, et que le graphisme devait dater de la grotte de Lascaux ou à peu près, j'ai enfin franchi le pas du web 0,1 point zéro !
Manicore en 2009 vous offre donc :
- des menus déroulants permettant d'accéder à n'importe quelle page en un "one clic", et ce quelle que soit la page sur laquelle vous êtes,
- un moteur de recherche (merci google) accessible en permanence, quelle que soit la page affichée,
- un plan d'ensemble du site accessible en permanence
- un retour vers le haut de page accessible quelle que soit la page (quand vous êtes en bas),
- la bonne adresse de la page consultée qui s'affiche dans le navigateur, ce qui simplifiera les signets et les envois de pages aux cop(a)in(e)s à démoraliser,
- et je dois en oublier, puisque ce n'est pas moi qui ai fait le boulot :-)
Seul inconvénient : la techno moderne consomme du temps de CPU, et l'affichage des pages est désormais un peu moins rapide. On n'a rien sans rien....
A l'occasion de ce grand nettoyage d'hiver, j'ai fait quelques mises à jour secondaires :
- sur la page sur les conférences passées (www.manicore.com/documentation/articles/zazie.html ; surtout dans le
bas de la page)
- sur les entretiens parus dans la presse (6 en 6 mois, ce n'est hélas pas moi qui vais sauver la baisse des tirages),
- sur la page pour les prochaines conférences prévues, les 3 prochaines en libre accès étant toutes parisiennes.
Vous n'aimez pas l'informatique et préférez la "vieille" économie, avec force papier ? Tout est prévu ! Je suis en effet heureux de vous annoncer la prochaine parution :
- le 15 janvier prochain, de "le réchauffement climatique expliqué à ma fille" (article),
- et, une semaine après seulement (le 22 janvier), de "c'est maintenant !", qui constitue la suite du "plein s'il vous plait", avec la même doublette infernale aux manettes.
Je précise que, heureusement pour mon éditeur, on peut lire le premier même si on n'est pas ma fille (sinon, le pauvre, en financant un bouquin pour 2 lectrices seulement, il se préparerait à boire un de ces bouillon, pire que la Société Générale), et qu'on peut lire le second même si on n'a pas (encore) de fille !
Alors n'attendez pas : précipitez-vous chez votre banquier, et implorez le à genoux d'utiliser une partie des 300 milliards du plan de sauvetage des banques pour vous laisser augmenter votre découvert de 26,5 euros,
parce que le sujet le vaut bien. Du reste, votre banquier tirerait le plus grand profit de la lecture du second, puisque nous annonçons benoîtement que les crises environnementales se traduiront (entre autres) par des déconfitures bancaires en série. Ca ne vous rappelle rien.... ?
Là-dessus, finissons par le meilleur, et le plus évident en ce 4 janvier de l'an de grâce 2009 : tous mes voeux pour l'année à venir, qui sera assurément une année "intéressante" sur les fronts de l'énergie et du changement climatique. Je ne sais pas si ca sera bon ou mauvais, mais au moins l'ennui ne sera pas au rendez-vous, ca sera toujours ca de pris !
Très cordialement à tous
"

Après "les riches détruisent la planète", Hervé Kempf nous propose son nouveau bouquin : "pour sauver la planète, sortez du capitalisme" où il nous rappelle entre autre que l'action individuelle (que nous considérons comme indispensable - voir la part du colibri) ne suffit pas et il nous prouve (une fois de plus) qu'il faut trouver un autre mode d'organisation de société que le capitalisme. Un article en parle ici.

Et puis, une réponse inattendue sur l'internationalisation.
Réponse du ministre brésilien de l'Education interrogé par des étudiants aux Etats-Unis... La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte.
Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie.
Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
Voici la réponse de M. Cristovam Buarque :
"En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.
Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien- être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches.
Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale.
Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

Avant l'Amazonie, j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que
le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.
Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé.
Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.
 
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un  effacement de la dette. 
Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.
Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous!
"

Enfin un appel : l'appel des appels
"Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.
Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris.
"
Si on ne peut pas se déplacer, on peut au moins soutenir l'appel en le signant ici où se trouvent d'ailleurs tous les renseignements nécessaires.
Par Association pour la Décroissance Conviviale
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Vendredi 14 décembre 2007

(Nous relayons ici un communiqué de presse du Réseau sortir du nucléaire)

13/12/2007
Leucémies autour des centrales nucléaires : Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle menée en Allemagne



Un courrier est envoyé à MM Sarkozy (Président) et Borloo (Ecologie) et Mme Bachelot (Santé) - Voir ci-dessous


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit aujourd'hui au Président de la République, au ministre de l'Ecologie et à celui de la Santé, pour leur demander que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer ou d'une leucémie.

Cette étude a été réalisée par l'Université de Mayence sur demande de l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L'étude montre aussi que l'excès de cancers et leucémies est détectable jusqu'à 50 km autour des installations nucléaires.

Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu'il est quasiment impossible d'apporter la preuve directe qu'un cancer est causé par les rejets d'une installation ou d'une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l'industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.

Une telle étude, généralisée à l'ensemble du territoire, n'a jamais été menée en France où l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'équivalent de l'Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants – EDF, Areva, CEA – qu'il est censé contrôler ! Cette structure mène d'ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d'efforce de cacher les conséquences réelles.

Il est donc clair que l'étude qu'il faut absolument mener en France doit être confiée à des organismes totalement indépendants de l'industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l'industrie, etc…).

Cette étude doit englober l'ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l'environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.


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Jeudi 13 décembre 2007

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 800 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex


à M. le Président de la République
Mme le ministre de la Santé
M le ministre de l'Ecologie



Monsieur le Président de la République,
Mme le ministre de la Santé
M le ministre de l'Ecologie


Nous vous demandons par le présent courrier que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer ou d'une leucémie.

Cette étude a été réalisée par l'Université de Mayence sur demande de l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L'étude montre aussi que l'excès de cancers et leucémies est détectable jusqu'à 50 km autour des installations nucléaires.

Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu'il est quasiment impossible d'apporter la preuve directe qu'un cancer est causé par les rejets d'une installation ou d'une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l'industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.

Une telle étude, généralisée à l'ensemble du territoire, n'a jamais été menée en France où l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'équivalent de l'Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants – EDF, Areva, CEA – qu'il est censé contrôler ! Cette structure mène d'ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d'efforce de cacher les conséquences réelles.

Il est donc clair que l'étude qu'il faut absolument mener en France sdoit être confiée à des organismes totalement indépendants de l'industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l'industrie, etc…).

Cette étude doit englober l'ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l'environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.

Dans l'attente de votre réponse, urgente, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs, à notre attachement à la protection de l'environnement, de la santé, et de la démocratie.

Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"
Par Sortir du nucléaire
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Mercredi 9 mai 2007
Par Guillaume Lebrin
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Présentation

Réflexion

" En 1970 quand j’étais petit garçon, nous n’avions pas de croissance de population pas de revenus du tout. Il n’y avait ni investissement ni service, mais nous étions heureux. Nous avions une alimentation de qualité et tout ce que nous désirions de la nature. Avec l’arrivée des projets de développement, les Dayaks ont été marginalisés et les richesses collectives ont été remplacées par les richesses individuelles. "
Stephane Djuweng, Anthropologue issue du peuple Dayak
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