Lundi 7 avril 2008
Mieux vaut tard que jamais voici un petit compte rendu de la réunion du mois de février dont le thème était :
"Cuisine et décroissance" ou "comment se nourrir décroissant" (non, pas en 2 mots !).
Ce thème très général pouvait se décliner en plusieurs sous-thèmes :
Les aliments :
la viande, dont la production est 7 à 10 fois plus coûteuse en énergie, eau, que pour la même quantité de protéines végétales
- son empreinte écologique, avec un équivalent CO2 maximum pour le veau, puis agneau, bœuf, mouton, porc, poulet fermier, canard, poulet en batterie, et pour terminer,les œufs. En bio, les émissions sont diminuées d’au moins 30 %
- sa consommation peut être diminuée en la remplaçant par l’association 2/3 céréales + 1/3 féculents (quantité de protéines équivalente et améliore l’assimilation des acides aminés essentiels) ou par l’utilisation de la spiruline, dont Gaël nous parle. C’est une algue très riche en protéines produite en Bretagne, dans le midi, elle existe à l’état sauvage en Camargue. Elle se consomme fraîche, égouttée, se conserve dans le sel ou le miel, ou bien séchée, comme complément alimentaire. Elle apporte de la vitamine B12.
Les poissons : soit chers, soit avec des conditions d’élevage ou de pêche pas très rassurantes (la perche du Nil par exemple…)
La production bio, dont le prix devrait être la référence, qui suit les saisons et n’utilise pas de pesticides (dont la France est le 2ième plus gros consommateur après les USA, et qui sont dérivés du pétrole)
Les OGM : très présents dans l’alimentation animale (60 %) ce qui n’apparaît pas dans l’étiquetage final des viandes. Les OGM très controversés, tant du point de vue sanitaire (pas de vue à long terme des conséquences de la consommation sur la santé humaine) que sur la privatisation du vivant, la contamination des variétés naturelles, la menace sur la biodiversité, la prise en otage des exploitants qui doivent racheter les semences tous les ans, sont à éviter strictement (voir aussi le reportage fait sur un des promoteurs des OGM : Le monde selon Monsanto et suivre les actualités des OGM grace au blog).
La provenance des aliments : un kg de kiwis importés de Nouvelle Zélande = 5 kg de CO2 (ça pousse chez nous aussi….mais pas n’importe quand) Une chercheuse de Stuttgart s’est intéressée aux km parcourus par tous les ingrédients d’un yaourt aux fruits (emballage inclus) = 9115 km ! Réfléchissons…
Les déséquilibres alimentaires : dont l’illustration est le film « Super Size Me » et que l’on traite surtout par médicaments, avant de penser à un rééquilibrage
L’approvisionnement : de l’hyper … au marché
1 emploi en supermarché détruit 14 emplois de proximité
les hypers : des millions de km parcourus (drainent des populations lointaines), des tonnes de déchets supplémentaires, des hectares de bétons pour les parking, de la sollicitation à tous les étages, et des prix attractifs au premier abord seulement.
Ils se développent (parce que "c'est bon pour la croissance !"): en région Parisienne, 103 en 1972, 563 en 2005…
les alternatives :
•les AMAP : groupement de producteurs bios
•les Paniers du Val de Loire : collectif d’acheteurs
•l’auto production : même sur les toits d’immeubles
•les jardins partagés
•les marchés, et commerces de proximité
Quelques mots sur la cuisson : un atelier de construction d’un four solaire est prévu (la date sera précisée un jour prochain). Gaël nous montre les plans d’un poêle à bois économe : 125g de bois suffisent à faire bouillir 1 litre d’eau, au lieu d’un kg
Il nous reste donc pas mal de choses à dire… et surtout à réfléchir ensemble.
"Cuisine et décroissance" ou "comment se nourrir décroissant" (non, pas en 2 mots !).
Ce thème très général pouvait se décliner en plusieurs sous-thèmes :
- les aliments,
- l'approvisionnement,
- la conservation,
- les modes de cuisson,
- la convivialité,
- les déchets,
- le nettoyage.
Les aliments :
la viande, dont la production est 7 à 10 fois plus coûteuse en énergie, eau, que pour la même quantité de protéines végétales
- son empreinte écologique, avec un équivalent CO2 maximum pour le veau, puis agneau, bœuf, mouton, porc, poulet fermier, canard, poulet en batterie, et pour terminer,les œufs. En bio, les émissions sont diminuées d’au moins 30 %
- sa consommation peut être diminuée en la remplaçant par l’association 2/3 céréales + 1/3 féculents (quantité de protéines équivalente et améliore l’assimilation des acides aminés essentiels) ou par l’utilisation de la spiruline, dont Gaël nous parle. C’est une algue très riche en protéines produite en Bretagne, dans le midi, elle existe à l’état sauvage en Camargue. Elle se consomme fraîche, égouttée, se conserve dans le sel ou le miel, ou bien séchée, comme complément alimentaire. Elle apporte de la vitamine B12.
Les poissons : soit chers, soit avec des conditions d’élevage ou de pêche pas très rassurantes (la perche du Nil par exemple…)
La production bio, dont le prix devrait être la référence, qui suit les saisons et n’utilise pas de pesticides (dont la France est le 2ième plus gros consommateur après les USA, et qui sont dérivés du pétrole)
Les OGM : très présents dans l’alimentation animale (60 %) ce qui n’apparaît pas dans l’étiquetage final des viandes. Les OGM très controversés, tant du point de vue sanitaire (pas de vue à long terme des conséquences de la consommation sur la santé humaine) que sur la privatisation du vivant, la contamination des variétés naturelles, la menace sur la biodiversité, la prise en otage des exploitants qui doivent racheter les semences tous les ans, sont à éviter strictement (voir aussi le reportage fait sur un des promoteurs des OGM : Le monde selon Monsanto et suivre les actualités des OGM grace au blog).
La provenance des aliments : un kg de kiwis importés de Nouvelle Zélande = 5 kg de CO2 (ça pousse chez nous aussi….mais pas n’importe quand) Une chercheuse de Stuttgart s’est intéressée aux km parcourus par tous les ingrédients d’un yaourt aux fruits (emballage inclus) = 9115 km ! Réfléchissons…
Les déséquilibres alimentaires : dont l’illustration est le film « Super Size Me » et que l’on traite surtout par médicaments, avant de penser à un rééquilibrage
L’approvisionnement : de l’hyper … au marché
1 emploi en supermarché détruit 14 emplois de proximité
les hypers : des millions de km parcourus (drainent des populations lointaines), des tonnes de déchets supplémentaires, des hectares de bétons pour les parking, de la sollicitation à tous les étages, et des prix attractifs au premier abord seulement.
Ils se développent (parce que "c'est bon pour la croissance !"): en région Parisienne, 103 en 1972, 563 en 2005…
les alternatives :
•les AMAP : groupement de producteurs bios
•les Paniers du Val de Loire : collectif d’acheteurs
•l’auto production : même sur les toits d’immeubles
•les jardins partagés
•les marchés, et commerces de proximité
Quelques mots sur la cuisson : un atelier de construction d’un four solaire est prévu (la date sera précisée un jour prochain). Gaël nous montre les plans d’un poêle à bois économe : 125g de bois suffisent à faire bouillir 1 litre d’eau, au lieu d’un kg
Il nous reste donc pas mal de choses à dire… et surtout à réfléchir ensemble.
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