Présentation

  • : Association pour la Décroissance Conviviale
  • Association pour la Décroissance Conviviale
  • : L'ADC est une association née pendant l'été 2006 à Orléans. Elle a pour objet de promouvoir et diffuser l'idée de décroissance conviviale. Pour plus d'informations, allez sur la page "Qui sommes-nous ?". Si vous souhaitez être régulièrement tenu au courant de nos activités, envoyez-nous un mail à l'adresse inscrite en bas de la page
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Annuaire local

Voici quelques liens vers des associations locales qui proposent des actions, des services, des informations... qui vont dans le bon sens.

Attac45 nous a pris de court et l'a déjà réalisé, le voici : (vous retrouverez certains liens disponibles ci-dessous)

L'annuweb d'Attac45

Recherche

Réflexion

" En 1970 quand j’étais petit garçon, nous n’avions pas de croissance de population pas de revenus du tout. Il n’y avait ni investissement ni service, mais nous étions heureux. Nous avions une alimentation de qualité et tout ce que nous désirions de la nature. Avec l’arrivée des projets de développement, les Dayaks ont été marginalisés et les richesses collectives ont été remplacées par les richesses individuelles. "
Stephane Djuweng, Anthropologue issue du peuple Dayak

Colonisation

" Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C’est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C’est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu’à nous d’habiter cette terre. Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l’ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd’hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l’esprit la volonté de cultiver le sol, et l’amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. "

Sitting Bull, grand chef Sioux (1831 – 1890)
27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 10:07

A part quelques tracts dans votre boite aux lettres, et informations dans les médias régionaux, il n'est pas forcément évident de savoir que nous sommes invités à voter ce mois de mars. Enfin pas tous. En effet, ces élections sont les "cantonales", c'est à dire que ce vote permettra de renouveler la moitié des "conseillers généraux" du département. Donc nous ne voterons pas tous les 20 et 27 mars prochain.

 

Mais j'ai du mal à comprendre... Ce sont des élections cantonales donc au niveau du canton donc on aurait pu appeler les élus des conseillers cantonaux, non ? Oui, mais c'était trop facile donc on les a appelés des "conseillers généraux" ce qui est logique puisqu'ils siègent au Département...

 

Vous aussi vous avez du mal, vous aussi vous pensez qu'on aurait pu faire comme pour la Région et les appeler très intuitivement "conseillers départementaux". Bah oui, mais c'est comme ça... Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Bon allez, il y a sûrement une explication historique, mais je n'ai pas le courage de la rechercher. (N'hésitez pas à mettre cette explication en commentaire si vous la connaissez).

 

Bon ok, on vote, mais pourquoi cet article ? Pour plusieurs raisons :

- Eh bien justement, pour que tous ceux qui sont invités à voter le fasse. Je vous rappelle une phrase célèbre :

"la Démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas"

Les révolutions qui ont lieu actuellement nous montrent des peuples qui ont soif de démocratie. Alors nous qui avons encore une démocratie, largement bancale certes, mais puisqu'on nous donne encore la parole, profitons-en pour nous exprimer, montrer que l'on aime la Démocratie et tenter d'élir des personnes qui se battent pour la Démocratie et pas seulement pour conserver leurs pouvoirs ;

- la 2ème raison c'est que le mode de scrutin (la façon dont sont calculés les résultats) est particulier. En effet, les pourcentages ne sont pas seulement calculés en fonction du nombre de votants, mais aussi du nombre d'inscrits sur les listes électorales. Pour le coup, cela apparait comme plutôt démocratique. Lorsqu'une personne est élue avec 51% des suffrages exprimés mais que le taux d'abstention est supérieur à 50%, ce sont finalement moins de 25% des personnes pouvant voter qui l'ont élu. Cet élu est censé représenter l'ensemble de la population alors que moins d'un quart (si on ne tient pas compte des non-votants) de la population a voté pour lui... Quelle est alors sa représentativité ? Voire sa légitimité ? (mais là, c'est la loi qu'il faudrait changer). Bref dans le cas qui nous intéresse ici, pour être élu au premier tour, il faut avoir la majorité absolue (plus de 50% des suffrages exprimés) et que ces suffrages exprimés représentent au moins 25% des inscrits. Pour être présent au 2ème tour, il faut obtenir au moins 12,5% des inscrits soit au moins 25% des suffrages exprimés si la participation n'est que de 50%. Donc ce n'est pas une mince affaire, vu la participation ces dernières années pour ce genre d'élection ;

- la 3ème raison, c'est la proximité. Les conseillers généraux travaillent au niveau du département. Ils sont issus des cantons et sont souvent proches de nous, connaissent bien les problématiques du territoire. Alors, nous qui encourageons la relocalisation, la proximité, les liens entre les personnes, tout cela, c'est le local, le proche. Ces élections sont donc importantes.

 

Et une fois qu'ils sont élus nos conseillers généraux, ils font quoi ?

 

Les missions du conseil général du Loiret sont les suivantes :

    * Solidarité (enfance, famille, personnes âgées, personnes handicapées, insertion, etc.)

    * Économie (développement économique, tourisme, agriculture)

    * Éducation et recherche (collèges, enseignement supérieur et recherche)

    * Aménagement et mobilité ( routes, transports, logement, etc.)

    * Environnement (gestion de l’eau, milieux naturels, etc.)

    * Culture, jeunesse et sport (patrimoine, jeunesse, coopération décentralisée, etc.)

 

Vous le voyez, ce sont des sujets qui sont proches de nous, qui nous touchent au plus près. Alors si nous souhaitons que nos idées soient prises en compte, que l'écologie et la solidarité soient (enfin ?) présentes à tous les niveaux, c'est à nous de jouer.

 

Il n'y a pas à ma connaissance de candidats sous la bannière "décroissance". Mais ceux qui s'y présentent ne le font pas pour être élu mais pour que les idées portées par la Décroissance apparaissent dans le champ des débats. N'hésitez pas à aller aux différents débats publics organisés jusqu'au 19 mars pour interroger les candidats sur les transports, la gestion de l'eau... et connaître leurs positions.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 13:01
Après les objecteurs de croissance du Vendômois (Dos d'Ane) et leur magnifique fête de la St Glinglin, voici d'autres cousins de notre association.

Présentée il y a quelques semaines dans l'émission Carnets de Campagne sur France Inter de mercredi (le 4-11-2009), l'association Les Pieds sur Terre a des activités très proches de la nôtre (notamment les "apérodons" et "Veilleur des néons"), même s'ils ne parlent pas explicitement de la Décroissance.

Voici un aperçu de leurs activités après seulement un an d'existence (repris tel quel de leur site) :
  • 22 septembre 2008 : Action "Imaginons la place de la Cathédrale sans voiture" : Nous nous étions installés sur le parking de la place de la cathédrale avec parasols, chaises longues et tables de jeux afin de proposer d'occuper cet espace en plein centre de la vieille ville par autre chose que des places de stationnement.
  • 26 septembre 2008 : Conférence de Christian Vélot "Les OGM sous toutes leurs facettes" : Nous avons participé à l'organisation de la soirée avec le Groupe Santé Colmar et la BioCoop Sonnenbluem.
  • 6 décembre 2008 : Le jour de la Saint-Nicolas nous avons organisé notre premier apéro-don au Kiosque à Musique du Champ de Mars : premières rencontres et premiers échanges autour d'un jus de pomme chaud et à la lumière des bougies...
  • 12 mai 2009 : Ronde du "Veilleur des Néons" : A l'occasion de le nuits des musées, nous avons organisé une visite du centre de Colmar. La visite était menée par notre Veilleur des néons : Halte à la pub et au gaspi ! Economisons l’énergie. Que ce magnifique ciel noir,  Nous inspire rêve et espoir. Eteignez lumières, enseignes, vitrines ! Je vous souhaite une bonne nuit !
  • 18 juin 2009 : Inauguration des "Jardins partagés d'Athènes" : A l'occasion de la journée de l'environnement, nous avons inauguré un petit jardinet avec discours, protocole et ruban pour dire que nous préfèrerions l'aménagement de jardins partagés à la construction d'un nouveau lotissement coincé entre 3 immeubles et qui remplacerait l'espace libre et arboré existant.
  • 14 juillet 2009 : 7ème apérodon au Natala - thème : Le Jardin : Ce mois-ci un apérodon exceptionnel dans le cadre du Festival du Natala. On y échange comme d'habitude des livres et toutes sortes d'objets, mais aussi des graines, des boutures, etc...
  • 18 juillet 2009 : Conférence de presse "Le vélo : plus qu'un sport, c'est un transport !" : A l'occasion du passage du Tour de France à Colmar, Les Pieds sur Terre ont dénoncé le caractère arbitraire et anachronique de l'interdiction des vélos-taxis au centre-ville. Les 2 sociétés de vélo-taxis et diverses organisations que nous avions invitées étaient présentes.
  • 3 octobre , nous étions nombreux à participer au grand rassemblement anti-nucléaire de Colmar.
Des idées et de l'action pour : éveiller les consciences, échanger, s'amuser, créer du lien !
Bref encore un petit exemple que ça bouge.

Pour écouter l'extrait de l'émission de France Inter : télécharger le fichier mp3
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 11:16
Quelques relais de voeux et autres informations :

Tout d'abord, une association locale : l'Apacrète à Ingré, qui propose entre autres un jardin partagé et une oasis en tous lieux, souhaite ses voeux
"Bonjour à tous.
Tous nos meilleurs voeux pour l'année 2009 : joie, bonheur et santé.
Eh bien, ça y est, notre association " L'APACRETE, un jardin biologique, partagé, expérimental " a son site.
Nous vous y souhaitons une belle promenade. Et plein d'idées pour la nouvelle année.
Nous espérons qu'il donnera envie d'en savoir plus. Et, surtout, nous apportons la preuve qu'il est possible de manger sain si l'on s'en donne les moyens.
L'association s'inscrit dans le cadre d'une économie solidaire, d'échanges non marchands et de convivialité.
Avant les villes il y avait ... la nature. A l'intérieur des villes il y a lieu de réintroduire ou de préserver un peu de... nature ! C'est pourquoi L'APACRETE propose un nouveau paysage. Il ne s'agit pas de faire un conservatoire, ni un musée ou une exposition mais bien une terre vivante.
Pour ce faire il nous faut aussi plus d'adhérent-e-s actifs et actives. Alors ne vous retenez pas : relayez cette information le plus largement possible.
Chaleureusement, mille fois, nous vous disons merci.
Bien à vous,
Marie-Claude et Alain Degrigny
"
www.lapacrete.asso.fr

Ensuite, les voeux de Jean-Marc Jancovici un polytechnicien qui pense dans le bon sens :
Faut tout faire soit-même, dans ce pays !
"Chers ami(e)s, collègues, et tout le reste de la ridicule fraction de la population francophone qui lira ceci (qui est bien un message de voeux, si si, il suffit d'attendre la fin),
Pendant 5 secondes, j'y ai cru. Pensez donc : c'est la première fois depuis que je suis né (et vous aussi) que nous avons à la fois un candidat qui a signé le pacte écologique, un N°2 du gouvernement en charge de l'environnement (même que le premier titulaire était ancien premier ministre), un Grenelle avec Greenpeace embrassant presque le Ministre sur la bouche, et enfin 2 prix Nobel (Sen et Stiglitz) chargés de remplacer le PIB par quelque chose de plus djeun's. Ca ne faisait donc pas un pli : le plus célèbre jogger national était à 2 doigts d'écrire avant moi quelque chose comme www.manicore.com/documentation/serre/decroissance.html
C'est dire si la guettais, pendant les voeux, la petite phrase du locataire de l'Elysée expliquant que ce qui nous arrivait ressemblait bigrement à une crise de ressources, qu'il n'y avait rien d'étonnant à voir une récession à la suite d'une envolée du prix du pétrole, comme cela a toujours été le cas depuis 1970, et que l'urgence était donc de "sortir l'économie du pétrole" si on voulait garder un bon souvenir de l'avenir en général et de lui en particulier (revoir cet article, où je m'étais même permis un pronostic sur le chômage "entre 2007 et 2009" ; à l'époque j'aurais du parier quelques bouteilles de champagne si j'avais eu le coeur à le faire sur un sujet aussi peu comique).
Je le voyais donc arriver gros comme le nez au milieu de la figure, le couplet sur le fait que la relance serait environnementale ou ne serait pas (en plus y avait qu'à copier Obama, même pas la peine que les conseillers de notre présent se creusent la caboche), puisqu'il n'y aura pas plus d'activités économiques sans ressources naturelles que de beurre sans lait. Et bien j'en aurai été pour mes frais : rien ! nada ! nib ! peau-de-balle ! bernique ! Pas le moindre atome de carbone dans l'allocution ! Pas la moindre ressource environnementale dans la feuille
de route ! Pas la moindre ambition de nous "sortir du fossile" alors que (presque) tout ce que la planète compte de pétroliers et de scientifiques du climat est pendu à la corde du tocsin !
Tiens, rien que pour rire, et pour vous montrer que je sais tout aussi bien faire la pub des autres, allez donc télécharger la manière dont Shell - pas spécialement connu comme groupe d'activites écolos - voit notre avenir énergétique en "business as usual" dans les décennies qui viennent : c'est ici (il s'agit du scénario "scramble" dans ce document). Pour ceux qui n'auront pas le temps, je vous la fais courte (mais bonne) : si nous ne prenons pas le taureau énergétique par les cornes très très très très vite, c'est le b... noir qui nous attend dans les décennies qui viennent, et pas du tout la merveilleuse relance promise par tout ce que le gouvernement compte de doux rêveurs oubliant qu'il y a des limites physiques à prendre en compte dans nos visions de l'avenir.
En prolongation tendancielle, le bazar n'attendra hélas pas 2100, ni même 2050, mais il sera là dans (moins d')une génération. Du pétrole en quantités croissantes pour l'éternité ? Fume ! Dès à présent, une trentaine de pays producteurs de pétrole - et pas des moindres - ont passé leur pic de production, ou vont le passer très prochainement. Et on ne parle même pas du changement climatique, où les publications scientifiques récentes montrent à peu près toutes que l'évolution va plus vite qu'on ne le pensait avant, même si la température en France en ce 4 janvier vous persuadera du contraire (mais la France c'est 0,1% de la planète ; certes nous sommes au centre du monde mais nous n'occupons pas toute la place disponible :-) ).
Et à la place d'un plan qui ravirait les quelques millions d'enfants de notre pays, que nous concocte notre président ? Une "relance économique" basée sur ce qui a fonctionné au 20è siècle, en croyant que ca va continuer à fonctionner à l'avenir, avec force vente de voitures et kilomètres d'autoroutes, une pincée d'immobilier en banlieue étalée pour pimenter le tout (car l'étalement urbain est la conséquence concrète des prêts actuels), en nommant même un ministre pour faire le contraire de ce que devrait normalement faire Borloo. Y'a pas à dire, la politique c'est un beau métier.
Pour achever de faire sérieusement douter de la sincérité de notre premier magistrat quand il dit qu'il a compris le lien entre environnement et économie ("vu de Mars", tout ca ne serait qu'une posture que les discours et actes ne seraient pas différents), nous avons droit à l'admiration du président pour Allègre, remis en selle pour s'occuper d'innover dans la recherche. Pour les scientifiques du climat, une telle nomination n'est pas beaucoup plus sympathique que si le président les avait directement injuriés en public, ou à peu près. Quelqu'un pourrait-il faire respectueusement remarquer à notre amoureux transi que nous sommes au 21è siècle depuis 8 ans déjà, et qu'il est temps de laisser au vestiaire les croyances et personnages du 20è ?
Allons, ne nous laissons pas aller au désespoir, car il y a au moins un avantage à ce que notre Nicolas national ait décidé de parler d'avenir sans parler d'environnement : je peux le faire sans que vous ayez à craindre le réchauffé. Mais avant de parler du fond, on va faire un petit détour par la forme. En effet, à force de me faire réprimander par
tou(te)s celles et ceux qui m'expliquaient que oui, Manicore, très bien tout ca, mais que c'était un b... noir pour s'y retrouver, et que le graphisme devait dater de la grotte de Lascaux ou à peu près, j'ai enfin franchi le pas du web 0,1 point zéro !
Manicore en 2009 vous offre donc :
- des menus déroulants permettant d'accéder à n'importe quelle page en un "one clic", et ce quelle que soit la page sur laquelle vous êtes,
- un moteur de recherche (merci google) accessible en permanence, quelle que soit la page affichée,
- un plan d'ensemble du site accessible en permanence
- un retour vers le haut de page accessible quelle que soit la page (quand vous êtes en bas),
- la bonne adresse de la page consultée qui s'affiche dans le navigateur, ce qui simplifiera les signets et les envois de pages aux cop(a)in(e)s à démoraliser,
- et je dois en oublier, puisque ce n'est pas moi qui ai fait le boulot :-)
Seul inconvénient : la techno moderne consomme du temps de CPU, et l'affichage des pages est désormais un peu moins rapide. On n'a rien sans rien....
A l'occasion de ce grand nettoyage d'hiver, j'ai fait quelques mises à jour secondaires :
- sur la page sur les conférences passées (www.manicore.com/documentation/articles/zazie.html ; surtout dans le
bas de la page)
- sur les entretiens parus dans la presse (6 en 6 mois, ce n'est hélas pas moi qui vais sauver la baisse des tirages),
- sur la page pour les prochaines conférences prévues, les 3 prochaines en libre accès étant toutes parisiennes.
Vous n'aimez pas l'informatique et préférez la "vieille" économie, avec force papier ? Tout est prévu ! Je suis en effet heureux de vous annoncer la prochaine parution :
- le 15 janvier prochain, de "le réchauffement climatique expliqué à ma fille" (article),
- et, une semaine après seulement (le 22 janvier), de "c'est maintenant !", qui constitue la suite du "plein s'il vous plait", avec la même doublette infernale aux manettes.
Je précise que, heureusement pour mon éditeur, on peut lire le premier même si on n'est pas ma fille (sinon, le pauvre, en financant un bouquin pour 2 lectrices seulement, il se préparerait à boire un de ces bouillon, pire que la Société Générale), et qu'on peut lire le second même si on n'a pas (encore) de fille !
Alors n'attendez pas : précipitez-vous chez votre banquier, et implorez le à genoux d'utiliser une partie des 300 milliards du plan de sauvetage des banques pour vous laisser augmenter votre découvert de 26,5 euros,
parce que le sujet le vaut bien. Du reste, votre banquier tirerait le plus grand profit de la lecture du second, puisque nous annonçons benoîtement que les crises environnementales se traduiront (entre autres) par des déconfitures bancaires en série. Ca ne vous rappelle rien.... ?
Là-dessus, finissons par le meilleur, et le plus évident en ce 4 janvier de l'an de grâce 2009 : tous mes voeux pour l'année à venir, qui sera assurément une année "intéressante" sur les fronts de l'énergie et du changement climatique. Je ne sais pas si ca sera bon ou mauvais, mais au moins l'ennui ne sera pas au rendez-vous, ca sera toujours ca de pris !
Très cordialement à tous
"

Après "les riches détruisent la planète", Hervé Kempf nous propose son nouveau bouquin : "pour sauver la planète, sortez du capitalisme" où il nous rappelle entre autre que l'action individuelle (que nous considérons comme indispensable - voir la part du colibri) ne suffit pas et il nous prouve (une fois de plus) qu'il faut trouver un autre mode d'organisation de société que le capitalisme. Un article en parle ici.

Et puis, une réponse inattendue sur l'internationalisation.
Réponse du ministre brésilien de l'Education interrogé par des étudiants aux Etats-Unis... La presse nord-américaine a refusé de publier ce texte.
Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie.
Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
Voici la réponse de M. Cristovam Buarque :
"En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.

En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité.
Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier.
Le pétrole est aussi important pour le bien- être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix.

De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches.
Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale.
Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation.

Avant l'Amazonie, j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde. Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que
le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays.
Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.

Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé.
Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.

Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.
 
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un  effacement de la dette. 
Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école.
Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre.

En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous!
"

Enfin un appel : l'appel des appels
"Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des Pouvoirs Publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.
A l’Université, à l’École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.
Au nom d’une idéologie de "l’homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.
Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture.
Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris.
"
Si on ne peut pas se déplacer, on peut au moins soutenir l'appel en le signant ici où se trouvent d'ailleurs tous les renseignements nécessaires.
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14 décembre 2007 5 14 /12 /décembre /2007 09:09

(Nous relayons ici un communiqué de presse du Réseau sortir du nucléaire)

13/12/2007
Leucémies autour des centrales nucléaires : Le Réseau "Sortir du nucléaire" demande de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle menée en Allemagne



Un courrier est envoyé à MM Sarkozy (Président) et Borloo (Ecologie) et Mme Bachelot (Santé) - Voir ci-dessous


Le Réseau "Sortir du nucléaire" a écrit aujourd'hui au Président de la République, au ministre de l'Ecologie et à celui de la Santé, pour leur demander que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer ou d'une leucémie.

Cette étude a été réalisée par l'Université de Mayence sur demande de l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L'étude montre aussi que l'excès de cancers et leucémies est détectable jusqu'à 50 km autour des installations nucléaires.

Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu'il est quasiment impossible d'apporter la preuve directe qu'un cancer est causé par les rejets d'une installation ou d'une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l'industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.

Une telle étude, généralisée à l'ensemble du territoire, n'a jamais été menée en France où l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'équivalent de l'Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants – EDF, Areva, CEA – qu'il est censé contrôler ! Cette structure mène d'ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d'efforce de cacher les conséquences réelles.

Il est donc clair que l'étude qu'il faut absolument mener en France doit être confiée à des organismes totalement indépendants de l'industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l'industrie, etc…).

Cette étude doit englober l'ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l'environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.


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Jeudi 13 décembre 2007

Réseau "Sortir du nucléaire"
Fédération de 800 associations
9 rue Dumenge 69004 Lyon cedex


à M. le Président de la République
Mme le ministre de la Santé
M le ministre de l'Ecologie



Monsieur le Président de la République,
Mme le ministre de la Santé
M le ministre de l'Ecologie


Nous vous demandons par le présent courrier que soit mis en œuvre de toute urgence une étude scientifique équivalente à celle qui, en Allemagne, vient de montrer que les enfants qui résident non loin d'une centrale nucléaire courent un risque statistique nettement plus élevé de souffrir d'un cancer ou d'une leucémie.

Cette étude a été réalisée par l'Université de Mayence sur demande de l'Office fédéral de protection contre les radiations, à partir de données statistiques portant sur la période 1980-2003 dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands. Elle montre que le risque de cancer augmente de 60% lorsque l'enfant habite à moins de 5 km d'une centrale, et de 117% si on prend en compte uniquement les leucémies. L'étude montre aussi que l'excès de cancers et leucémies est détectable jusqu'à 50 km autour des installations nucléaires.

Un des aspects les plus immoraux du nucléaire est qu'il est quasiment impossible d'apporter la preuve directe qu'un cancer est causé par les rejets d'une installation ou d'une centrale : les tumeurs ne portent pas la "signature" de l'industrie nucléaire. Mais des études statistiques sérieuses sont susceptibles de faire apparaître la triste réalité.

Une telle étude, généralisée à l'ensemble du territoire, n'a jamais été menée en France où l'IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l'équivalent de l'Office fédéral de protection contre les radiations allemand) est associé dans une structure appelée CEPN avec les exploitants – EDF, Areva, CEA – qu'il est censé contrôler ! Cette structure mène d'ailleurs des activités en Biélorussie dans les zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl... dont elle d'efforce de cacher les conséquences réelles.

Il est donc clair que l'étude qu'il faut absolument mener en France sdoit être confiée à des organismes totalement indépendants de l'industrie nucléaire et de ses appendices (IRSN, Autorité de sûreté nucléaire, Ministère de l'industrie, etc…).

Cette étude doit englober l'ensemble des installations nucléaires françaises, y compris celles qui sont en cours de démantèlement : suite aux actions du Réseau "Sortir du nucléaire", EDF a été obligée de reconnaître, le 28 novembre dernier, une contamination au plutonium dans l'environnement de la centrale de Brennilis (Finistère), arrêtée depuis 1985. Après 50 ans de nucléaire en France, il est temps que la vérité éclate au grand jour.

Dans l'attente de votre réponse, urgente, nous vous prions de croire, Madame, Messieurs, à notre attachement à la protection de l'environnement, de la santé, et de la démocratie.

Le Conseil d'administration du Réseau "Sortir du nucléaire"
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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 13:53
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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 10:25
Nous relayons ici l'article écrit par
Réseau Sortir du nucléaire – 9 rue Dumenge – 69004 LYON – tél 04 78 28 29 22 - http://www.sortirdunucleaire.org
 Nucléaire et santé
 
 
 
Rappel historique :
 
La dernière publication de l'OMS mettant en garde contre le choix du développement de l'industrie atomique fut publiée par de brillants experts réunis à Genève en 1956. J.M. Muller, Prix Nobel, figurait parmi eux.
 
"Le patrimoine génétique est le bien le plus précieux de l'être humain. Il détermine la vie de notre descendance, le développement sain et harmonieux des générations futures. En tant qu'experts, nous affirmons que la santé des générations futures est menacée par le développement croissant de l'industrie atomique et des sources de rayonnements. ... Nous estimons également que les mutations nouvelles qui apparaissent chez les êtres humains, seront néfastes pour eux et pour leur descendance".
De tels propos ne convenaient guère au lobby du nucléaire. En 1958, le discours de l’OMS change :
            Un rapport technique, consacré à la politique à suivre en cas d’accident, publié dans le cadre de l’OMS compte un chapitre qui s’achève par ce souhait :"Cependant, du point de vue de la santé mentale, la solution la plus satisfaisante pour l'avenir des utilisations pacifiques de l'énergie atomique serait de voir monter une nouvelle génération qui aurait appris à s'accommoder de l'ignorance et de l'incertitude..."
 
Le 28 mai 1959, l'AIEA (agence internationale pour l’énergie atomique ) signe avec l’OMS un accord. Cet accord met fin à l'expression libre de l’OMS pour tout ce qui concerne l’impact du nucléaire sur la santé. Il stipule que les programmes de recherches de l'OMS doivent au préalable faire l'objet d'une concertation, afin que ces études ne débouchent pas sur des résultats qui risqueraient de nuire à l'AIEA.
L'accord doit éviter que la recherche ne débouche sur des résultats qui gêneraient la promotion des centrales atomiques. Ainsi, l'article I, point 3 de l'Accord précise que "Chaque fois qu'une des parties se propose d'entreprendre un programme ou une activité dans un domaine qui présente ou peut présenter un intérêt majeur pour l'autre partie, la première consulte la seconde en vue de régler la question d'un commun accord."
 
A l'article III de cet Accord on lit :
1) L'Agence Internationale pour l'Energie Atomique et l'Organisation Mondiale de la Santé reconnaissent qu'elles peuvent être appelées à prendre certaines mesures restrictives pour sauvegarder le caractère confidentiel de renseignements qui leur auront été fournis...
2) Sous réserve des arrangements qui pourraient être nécessaires pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents, le Secrétariat de l'AIEA et le Secrétariat de l'OMS se tiennent mutuellement au courant de tous les projets et tous les programmes de travail pouvant intéresser les deux parties.
 
Rappelons que le but de l’OMS, exprimé au chapitre 1 de sa constitution "est d'amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible."
Le chapitre II indique comment l'OMS va parvenir à élever le niveau de santé, en exerçant en particulier les fonctions suivantes:
 
- fournir toutes informations, donner tous conseils et toute assistance dans le domaine de la santé
- aider à former, parmi les peuples, une opinion publique éclairée en ce qui concerne la santé.
 
Les termes de l’article III de l’accord AIEA/OMS (cité plus haut ) qui imposent la confidentialité, c'est à dire le silence, sont donc contraires à la Constitution de l'OMS.
 
 
Cet accord est toujours en vigueur aujourd’hui !
 
 
 
Controverse en matière de radioprotection :
 
C’est la  Commission Internationale de Protection contre les Radiations (CIPR) qui fixe la dose de radiations acceptable par le public : 1 millisievert par personne et par an.
Cette commission ne fait pas la différence entre l’irradiation provenant d’une source radioactive située à l’extérieur du corps d’une irradiation provenant d’une source située à l’intérieur du corps.
 
Le Comité Européen pour les Risques des Irradiations (CERI) composé de 46 scientifiques considère lui qu’il ne faudrait pas dépasser 0,1 millisievert.
Il considère qu’en cas d’irradiation interne due à l’ingestion de polluants radioactifs présents dans les aliments ou inhalation de polluants radioactifs présents dans l’atmosphère, ce n’est plus la masse totale du corps qui est concernée mais une partie du corps.
            Selon le CERI, le modèle de référence CIPR n’a qu’une base physique qui date d’avant la découverte de l’ADN. La situation spécifique des cellules qui avoisinent un polluant radioactif fixé (chronicité et importance de l’irradiation par unité de cellule) n’est pas prise en compte.
 « Par analogie, le modèle CIPR ne ferait pas la distinction entre l'énergie moyenne transférée à une personne qui se chaufferait devant un feu de cheminée, de celle transférée à la même personne si cette dernière avalait un morceau de charbon ardent.»
 
Le CERI reprend les mêmes doses d’irradiation que la CIPR pour ses enquêtes épidémiologiques, mais il applique son propre modèle de calcul pour l'estimation des atteintes à la santé dues à une irradiation chronique par de faibles doses ( ingestion ou inhalation de radioéléments rejetés dans l'environnement, dans le cadre d'autorisations légales ou suite à des accidents ).
 Ceci a des implications importantes pour la réglementation des rejets inévitables de la filière nucléaire, ainsi que pour la dérégulation des territoires contaminés et des matériaux issus de la déconstruction nucléaire.
             Estimations des atteintes à la santé dues aux polluants radioactifs rejetés accidentellement ou non dans l’environnement à partir des années 40 (essais nucléaires atmosphériques) jusqu’à l’année 1989                 
 
Deux modèles de calcul :
 
 
Ø      Total des morts par cancers, intervenues ou à intervenir sur une durée évolutive de 70 années :
                        estimation CIPR :         1 173 606
                        estimation du CERI :      61 619 512
Ø      Total des cancers engendrés sur la même période:
                        estimation CIPR :          2 350 000
                        estimation du CERI :      123 239 024 
Ø      Mortalité infantile : 
                        pas de prise en compte par la CIPR
                        estimation CERI :          1 600 000,      
Ø      Mort foetale :
                        pas de prise en compte par la CIPR
                        estimation CERI :          1 880 000       
Ø      Perte de la qualité de vie :
                        pas de prise en compte par la CIPR
                        estimation CERI :          10%
 
 
· Références bibliographiques :
-          Recommandations du Comité Européen pour les Risques des Irradiations (CERI) - Effets sanitaires des expositions à de faibles doses de rayonnements ionisants, à des fins de radioprotection. Edition 2003 paru chez Frison Roche.
-          Pour plus d’information sur l’accord OMS/AIEA, consultez « La catastrophe de Tchernobyl et la santé » par Michel Fernex (www.comité-bandajevsky.org )
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 09:24
Voilà c'est fait nous sommes en 2007!
AN 01 de l'Association pour la Décroissance Conviviale. Que peut-on se souhaiter pour cette nouvelle année ? Eh bien au regard du peu de considération des champs politique, médiatique et sociétal pour les idées décroissantes, nous pourrions commencer par souhaiter que nos idées soient connues par un nombre de personne exponentiel. 
Action :Ensuite 2007 sera l'année de l'action, car nous ne sommes pas des théoriciens  livresques qui édictent des dogmes. La décroissance a bien sûr des penseurs qui nous aident à reflechir, remettre en cause, concevoir,... mais nous voulons aussi agir: à ce titre 2007 sera l'année des débats, projections, repas, manifestations, ballades...et de toutes les autres idées conviviales que nous aurons ensemble. C'est dans cette optique que nous avons adhéré au chiendent (collectif d'associations http://www.lechiendent.net] )
Décoloniser l'imaginaire: Est ce que la convivialité, la joie de vivre, le lien entre les êtres humains et le bonheur passent par les boulimies et  la fièvre acheteuse qui sévissent durant les fêtes de noël et du 1er de l'an ?En opposition à cela et aussi aux idées persistantes, notre association a aussi pour but de montrer que la croissance de l'être passe par la décroissance de l'avoir.
Colporter la décroissance: Bien sûr il y a ceux qui pensent que nous voulons revenir au Moyen Age ou tout du moins à un age d'or qui aurait existé. Qui a dit cela ?  Il ya un tel manque de connaissance sur la décroissance que les idées contradictoires se heurtent pour finalement se confondre dans le tumulte. C'est dans cet état d'esprit que nous souhaitons aussi êtres des colporteurs des idées décroissantes pour que ceux qui ne les connaissent pas puissent se positionner. Personne ne prétend avoir LA solution bien sûr, et nous acceptons la remise en cause et la critique pour autant quelle soit constructive. C'est dans l'échange entre nous que réside la véritable "richesse".
Enfin nous vous souhaitons une trés bonne année, et nous espérons que vous trouverez votre source de bien-être et de bonheur !
 
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1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 07:33
Contre l'ethnocentrisme du développement

 

 

Et la décroissance sauvera le Sud...

 

 

Serge Latouche

 

 

 

 

Paru dans Le Monde Diplomatique - novembre 2004

 

En novembre 2003, Le Monde diplomatique publiait un article intitulé " Pour une société de décroissance ". Depuis, ce thème fait débat au sein du mouvement altermondialiste, voire d'un public plus vaste. Quel projet alternatif les " partisans de la décroissance " entendent-ils proposer au Sud, modèle propre ou nouvelle occidentalisation ?


Dans le sillage des publicitaires, les médias appellent " concept " tout projet se limitant au lancement d'un nouveau gadget y compris culturel. Il n'est pas étonnant, dans ces conditions, qu'ait été posée la question du contenu de ce " nouveau concept " qu'est la décroissance. Au risque de décevoir, répétons que la décroissance n'est pas un concept, au sens traditionnel du terme, et qu'il n'y a pas à proprement parler de " théorie de la décroissance " comme les économistes ont pu élaborer des théories de la croissance. La décroissance est simplement un slogan, lancé par ceux qui procèdent à une critique radicale du développement afin de casser la langue de bois économiciste et de dessiner un projet de rechange pour une politique de l'après-développement (1).


En tant que telle, la décroissance ne constitue pas vraiment une alternative concrète, mais c'est bien plutôt la matrice autorisant un foisonnement d'alternatives (2). Il s'agit donc d'une proposition nécessaire pour rouvrir les espaces de l'inventivité et de la créativité bloqués par le totalitarisme économiciste, développementiste et progressiste. Attribuer à ceux qui portent cette proposition le projet d'une " décroissance aveugle ", c'est-à-dire d'une croissance négative sans remise en question du système, et les soupçonner, comme le font certains " alteréconomistes ", de vouloir interdire aux pays du Sud de résoudre leurs problèmes, participe de la surdité, sinon de la mauvaise foi.


Le projet de construction, au Nord comme au Sud, de sociétés conviviales autonomes et économes implique, à parler rigoureusement, davantage une " a-croissance ", comme on parle d'a-théisme, qu'une dé-croissance. C'est d'ailleurs très précisément de l'abandon d'une foi et d'une religion qu'il s'agit : celle de l'économie. Par conséquent, il faut inlassablement déconstruire l'hypostase du développement.


En dépit de tous ses échecs, l'attachement irrationnel au concept fétiche de " développement ", vidé de tout contenu et requalifié de mille façons, traduit cette impossibilité de rompre avec l'économicisme et, finalement, avec la croissance elle-même. Le paradoxe est que, poussés dans leurs retranchements, les " alteréconomistes " finissent par reconnaître tous les méfaits de la croissance, tout en continuant à vouloir en faire " bénéficier " les pays du Sud. Et ils se limitent, au Nord, à sa " décélération ". Un nombre grandissant de militants altermondialistes concèdent désormais que la croissance que nous avons connue n'est ni soutenable, ni souhaitable, ni durable, tant socialement qu'écologiquement. Toutefois, la décroissance ne serait pas un mot d'ordre porteur et le Sud devrait avoir droit un " temps " à cette maudite croissance, faute d'avoir connu le développement.
Coincé dans l'impasse d'un " ni croissance ni décroissance ", on se résigne à une problématique " décélération de la croissance " qui devrait, selon la pratique éprouvée des conciles, mettre tout le monde d'accord sur un malentendu. Cependant, une croissance " décélérée " condamne à s'interdire de jouir des bienfaits d'une société conviviale, autonome et économe, hors croissance, sans pour autant préserver le seul avantage d'une croissance vigoureuse injuste et destructrice de l'environnement, à savoir l'emploi.


L'itinéraire des objecteurs de croissance


Si remettre en cause la société de croissance désespère Billancourt, comme certains le soutiennent, alors ce n'est pas une requalification d'un développement vidé de sa substance économique (" un développement sans croissance ") qui redonnera espoir et joie de vivre aux drogués d'une croissance mortifère.


Pour comprendre pourquoi la construction d'une société hors croissance est aussi nécessaire et souhaitable au Sud qu'au Nord, il faut revenir sur l'itinéraire des " objecteurs de croissance ". Le projet d'une société autonome et économe n'est pas né d'hier, il s'est formé dans le fil de la critique du développement. Depuis plus de quarante ans, une petite " internationale " anti ou postdéveloppementiste analyse et dénonce les méfaits du développement, au Sud précisément (3). Et ce développement-là, de l'Algérie de Houari Boumediène à la Tanzanie de Julius Nyerere, n'était pas seulement capitaliste ou ultralibéral, mais officiellement " socialiste ", " participatif ", " endogène ", " self-reliant/ autocentré ", " populaire et solidaire ". Il était aussi souvent mis en oeuvre ou appuyé par des organisations non gouvernementales (ONG) humanistes. En dépit de quelques microréalisations remarquables, sa faillite a été massive et l'entreprise de ce qui devait aboutir à l'" épanouissement de tout l'être humain et de tous les êtres humains " a sombré dans la corruption, l'incohérence et les plans d'ajustement structurel, qui ont transformé la pauvreté en misère.


Ce problème concerne les sociétés du Sud dans la mesure où elles sont engagées dans la construction d'économies de croissance, afin d'éviter de s'enfoncer plus avant dans l'impasse à laquelle cette aventure les condamne. Il s'agirait pour elles, s'il en est temps encore, de se " désenvelopper ", c'est-à-dire d'enlever les obstacles sur leur chemin pour s'épanouir autrement. Il ne s'agit en aucun cas de faire l'éloge sans nuance de l'économie informelle. D'abord, parce qu'il est clair que la décroissance au Nord est une condition de l'épanouissement de toute forme d'alternative au Sud. Tant que l'Ethiopie et la Somalie sont condamnées, au plus fort de la disette, à exporter des aliments pour nos animaux domestiques, tant que nous engraissons notre bétail de boucherie avec les tourteaux de soja faits sur les brûlis de la forêt amazonienne, nous asphyxions toute tentative de véritable autonomie pour le Sud (4).


Oser la décroissance au Sud, c'est tenter d'enclencher un mouvement en spirale pour se mettre sur l'orbite du cercle vertueux des " 8 R " : réévaluer, reconceptualiser, restructurer, relocaliser, redistribuer, réduire, réutiliser, recycler. Cette spirale introductive pourrait s'organiser avec d'autres " R ", à la fois alternatifs et complémentaires, comme rompre, renouer, retrouver, réintroduire, récupérer, etc. Rompre avec la dépendance économique et culturelle vis-à-vis du Nord. Renouer avec le fil d'une histoire interrompue par la colonisation, le développement et la mondialisation. Retrouver et se réapproprier une identité culturelle propre. Réintroduire les produits spécifiques oubliés ou abandonnés et les valeurs " antiéconomiques " liées à leur histoire. Récupérer les techniques et les savoir-faire traditionnels.


Si on veut vraiment, au Nord, manifester un souci de justice plus poussé que la seule et nécessaire réduction de l'empreinte écologique, peut-être faut-il faire droit à une autre dette dont le remboursement est parfois réclamé par les peuples indigènes : restituer. La restitution de l'honneur perdu (celle du patrimoine pillé est beaucoup plus problématique) pourrait consister à entrer en partenariat de décroissance avec le Sud.


A l'inverse, maintenir ou, pire encore, introduire la logique de la croissance au Sud sous prétexte de le sortir de la misère créée par cette même croissance ne peut que l'occidentaliser un peu plus. Il y a, dans cette proposition qui part d'un bon sentiment ­ vouloir " construire des écoles, des centres de soins, des réseaux d'eau potable et retrouver une autonomie alimentaire (5) " ­, un ethnocentrisme ordinaire qui est précisément celui du développement.


De deux choses l'une : ou bien on demande aux pays intéressés ce qu'ils veulent, à travers leurs gouvernements ou les enquêtes d'une opinion manipulée par les médias, et la réponse ne fait pas de doute ; avant ces " besoins fondamentaux " que le paternalisme occidental leur attribue, ce sont des climatiseurs, des portables, des réfrigérateurs et surtout des " bagnoles " (Volkswagen et General Motors prévoient de fabriquer 3 millions de véhicules par an en Chine dans les années qui viennent et Peugeot, pour ne pas être en reste, procède à des investissements géants...) ; ajoutons bien sûr, pour la joie de leurs responsables, des centrales nucléaires, des Rafale et des chars AMX... Ou bien on écoute le cri du cur de ce leader paysan guatémaltèque : " Laissez les pauvres tranquilles et ne leur parlez plus de développement (6). "


Parier sur l'invention sociale


Tous les animateurs des mouvements populaires, de Mme Vandana Shiva, en Inde, à M. Emmanuel Ndione, au Sénégal, le disent à leur façon. Car, enfin, s'il importe incontestablement aux pays du Sud de " retrouver l'autonomie alimentaire ", c'est donc que celle-ci avait été perdue. En Afrique, jusque dans les années 1960, avant la grande offensive du développement, elle existait encore. N'est-ce pas l'impérialisme de la colonisation, du développement et de la mondialisation qui a détruit cette autosuffisance et qui aggrave chaque jour un peu plus la dépendance ? Avant d'être massivement polluée par les rejets industriels, l'eau, avec ou sans robinet, y était potable. Quant aux écoles et aux centres de soins, sont-ce les bonnes institutions pour introduire et défendre la culture et la santé ? Ivan Illich a émis naguère de sérieux doutes sur leur pertinence, même pour le Nord (7).


" Ce qu'on continue d'appeler aide, souligne justement l'économiste iranien Majid Rahnema, n'est qu'une dépense destinée à renforcer les structures génératrices de la misère. Par contre, les victimes spoliées de leurs vrais biens ne sont jamais aidées dès lors qu'elles cherchent à se démarquer du système productif mondialisé pour trouver des alternatives conformes à leurs propres aspirations (8). "


Pour autant, l'alternative au développement, au Sud comme au Nord, ne saurait être un impossible retour en arrière, ni l'imposition d'un modèle uniforme d'" a-croissance ". Pour les exclus, pour les naufragés du développement, il ne peut s'agir que d'une sorte de synthèse entre la tradition perdue et la modernité inaccessible. Formule paradoxale qui résume bien le double défi. On peut parier sur toute la richesse de l'invention sociale pour le relever, une fois la créativité et l'ingéniosité libérées du carcan économiciste et développementiste. L'après-développement, par ailleurs, est nécessairement pluriel. Il s'agit de la recherche de modes d'épanouissement collectif dans lesquels ne serait pas privilégié un bien-être matériel destructeur de l'environnement et du lien social.


L'objectif d'une bonne vie se décline de multiples façons selon les contextes. En d'autres termes, il s'agit de reconstruire/retrouver de nouvelles cultures. S'il faut absolument lui donner un nom, cet objectif peut s'appeler umran (épanouissement) comme chez Ibn Khaldun (9), swadeshi-sarvodaya (amélioration des conditions sociales de tous) comme chez Gandhi, bamtaare (être bien ensemble) comme chez les Toucouleurs, ou fidnaa/gabbina (rayonnement d'une personne bien nourrie et libérée de tout souci) comme chez les Borana d'Ethiopie (10). L'important est de signifier la rupture avec l'entreprise de destruction qui se perpétue sous la bannière du développement ou de la mondialisation. Ces créations originales, dont on peut trouver ici ou là des commencements de réalisation, ouvrent l'espoir d'un après-développement.


Sans nul doute, pour mettre en oeuvre ces politiques de " décroissance ", faut-il en préalable, au Sud comme au Nord, une véritable cure de désintoxication collective. La croissance, en effet, a été à la fois un virus pervers et une drogue. Comme l'écrit encore Majid Rahnema : " Pour s'infiltrer dans les espaces vernaculaires, le premier Homo conomicus avait adopté deux méthodes qui ne sont pas sans rappeler, l'une, l'action du rétrovirus VIH, et l'autre, les moyens employés par les trafiquants de drogue (11). " Il s'agit de la destruction des défenses immunitaires et de la création de nouveaux besoins. La rupture des chaînes de la drogue sera d'autant plus difficile qu'il est de l'intérêt des trafiquants (en l'espèce la nébuleuse des firmes transnationales) de nous maintenir dans l'esclavage. Toutefois, il y a toutes les chances pour que nous y soyons incités par le choc salutaire de la nécessité.



 

(1) Voir " En finir une fois pour toute avec le développement ", Le Monde diplomatique, mai 2001. Lire également, La décroissance. Le journal de la joie de vivre, Casseurs de pub, 11 place Croix-Pâquet, 69001 Lyon.
(2) Voir " Brouillons pour l'avenir : contributions au débat sur les alternatives ", Les Nouveaux Cahiers de l'IUED, n° 14, PUF, Paris/Genève, 2003.
(3) Ce groupe a publié The Development Dictionary, Zed Books, Londres, 1992. Traduction française à paraître prochainement chez Parangon sous le titre Dictionnaire des mots toxiques.
(4) Sans compter que ces " déménagements " planétaires contribuent à déréguler un peu plus le climat, que ces cultures spéculatives de latifundiaires privent les pauvres du Brésil de haricots et que, en prime, on risque de voir des catastrophes biogénétiques du genre vaches folles...
(5) Jean-Marie Harribey, " Développement durable : le grand écart ", L'Humanité, 15 juin 2004.
(6) Cité par Alain Gras, Fragilité de la puissance, Fayard, Paris, 2003, p. 249.
(7) La parution du premier volume de ses oeuvres complètes (Fayard, Paris, 2004) est l'occasion de relire Némésis médicale, qui reste tellement d'actualité.
(8) Majid Rahnema , Quand la misère chasse la pauvreté, Fayard/Actes Sud, Paris-Arles, 2003, p. 268.
(9) Historien et philosophe arabe (Tunis 1332-Le Caire 1406).
(10) Gudrun Dahl et Gemtchu Megerssa, " The spiral of the Ram's Horn : Boran concepts of development ", dans Majid Rahnema et Victoria Bawtree, The post-developpment reader, Zed books, Londres, 1997, p. 52 et ss.
(11) Majid Rahnema, ibid., p. 214.
Published by Serge Latouche - dans Article
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